lundi 31 décembre 2012

samedi 29 décembre 2012

The Corner Laughers

The Corner Laughers est un quintet de San Francisco qui depuis son opus de 2006 Tomb of Leopards, offre des mélopées pop baroque, tantôt garage, tantôt orchestrale sur des textes ensoleillés et drôles, romantiques, parlant par exemple de Simon & Garfunkel au zoo sur Star Power Lament ou encore de The Village Green sur Seven Dials. La particularité des cinq The Corner Laughers est leur goût pour les collaborations ; Ils s’entourent d’une belle poignée de musiciens donnant une ambiance festive à leur compositions. Le guide dans l’écriture et la création est la chanteuse Karla Kane, qui au ukulélé, tient tambourin et cloches tout en gratifiant les airs joviaux de sa voix cristalline. Le noyau féminin, Karla et la guitariste Angela Silletto se développe rapidement avec la présence du multi-instrumentiste Khoi Huynh à la basse, guitare, clavier et chant, Charlie Crabtree à la batterie, chant et KC Bowman à la guitare, clavier et chant. En 2009, avec l’aide précieuse du producteur et auteur Allen Clapp des Orange Peels, qui en bonus, participe à l’enregistrement au piano, percussions et glockenspiel, sort Ultraviolet Garden. Tout aussi rythmés, gais et de construction alternative que le précédent, les 13 morceaux de l’album ornés d’harmonies pop de la veine de Camera Obscura nous embarquent dans un univers mirifique de chevaux, d’oiseaux et d’autres contrées planétaires. Avec une trame psychédélique, les mélodies fraiches et dansantes, mêlant ukulélé, claviers et percussions variées, sont sunshine pop. John Wesley Harding participe également à l’album en apportant sa touche aux arrangements. Se greffent à la troupe Anna Saccheri qui a dessiné la pochette de l’album et joue à l’accordéon, Chris Saccheri au chant, Astrid Smith au violon et William Cleere au clavier. Les textes parlent des relations amoureuses, sur Half A Mile, Dark Horse, Yellow Jacket qui conclut sur une lune de miel enrobée d’un orgue sixties. Sensuel et sucré, le domaine musical entrainant des The Corner Laughers revient cette année, encore plus rutilant de sons, d’harmonies, d’instruments avec la sortie en juin 2012 de Poppy Seeds qui, avec son joli titre, indique clairement ses intentions. Là encore avec Karla, Angela, Khoi, Charlie et KC, des musiciens supplémentaires à Allen Clapp, John Wesley Harding, les Sacchari, Astrid Smith, William Cleere apportent leurs talents à l’enregistrement de ce troisième disque. Mike Viola des Fountains of Wayne, Semisonic, They Might Be Giants, Sparklehorse etc chante sur Bells of El Camino, le multi-instrumentiste et auteur Anton Barbeau prête sa griffe et sa voix sur Grasshopper Clock. Jeri Sykes joue flûte, saxophone et clarinette, et Wazu joue du tombak sur The Perfect Weather et Chicken Bingo. Tout Poppy Seeds garni de pop psychédélique, bubble, sunshine, est une ode à la ville de San Francisco et au Golden State. The Corner Laughers jouent des airs pop fleuris et joyeux qui réchaufferont les oreilles bleuies par l’hiver et mon coup de coeur va à l’EP To The Donkeys Of Barron Park signé en novembre 2012. CornerLaughers

 

jeudi 27 décembre 2012

Lawrence Arabia

Il y a des rencontres magiques, bénies des dieux, comme celle avec Lawrence Arabia alias James Milne, qui vous hydratent de bien-être dans une traversée du désert. Le Néo-zélandais James Milne est le nouveau Jonathan Richman, un disciple des Beach Boys qui propose après un opus éponyme génial en 2006, son deuxième album en janvier 2010, joliment nommé Chant Darling. Même s'il a quelque chose d'un digne héritier de Brian Wilson, ce James là aurait plus en commun avec le premier ministre tasmanien Sir James Milne Wislon (1812-1880). Avec son port de tête indétronable et son style sophistiqué, second degré, Lawrence Arabia n'est pas né de la dernière pluie. Membre des Ruby Suns, de Okkervil River, de The Brunettes, il se produit sur scène également avec Feist et d'autres talibans de la pop.
RubySunsPiggledyPop
OkkervilRiverPiggledyPop


 
Chant Darling est un disque d'une absolue drôlerie et auto-dérision, galbé d'un esprit sarcastique des plus fins. Les paroles sont succulentes. L'ambiance sixties qui garnit les 10 titres, tantôt psyché, tantôt groovy, amène la pop à son solstice. Ses morceaux dégainent des partitions de guitares et trompettes festives et enthousiastes. Look like a fool, titre beatlesien en ouverture, présente la voix de James, envahissante, tendue, d'ailleurs proche de celle de John Lennon. Les distensions de guitares accueillent la flûte et les choeurs poppeux, puis les cordes des violons. Le mistral vient rafraichir la torpeur des arrangements dans le second titre The Undesirables, mélancolique, pour enchainer sur 8 autres chansons torrides et toniques. Chant Darling est un disque calibré, franc, façonné par Lawrence Arabia pour faire swinguer dans les chaumières. 


Ce troubadour tasmanien sort un talisman truculent en Juillet 2012, étonnant, surprenant qui s’écoute en boucle et se savoure davantage au fur et à mesure des écoutes. Désormais expatrié en Angleterre, Lawrence Arabia enregistre The Sparrow à Londres. Il est rejoint par Elroy Finn, frère réputé de Liam Finn pour son don de percussionniste et son talent de batteur ainsi que de Connan Mockasin auteur-compositeur anglais, ingénieur du son et bassiste. Derechef, Lawrence Arabia écrit des mélodies pop psychédéliques incroyables pour The Sparrow. Travelling Shoes comporte des guitares surf pop qui reviennent puissantes sur The Listening Times, balade ornée d’une fibre sixties présente dans tout le disque. Les influences des Beatles et Beach Boys, se croisent dans des compositions qui amènent à penser à  Lennon, Gainsbourg ou Divine Comedy. Les envolées lyriques de choeurs se marient à la voix joueuse et tonifiante de Lawrence Arabia sur Lick Your Wounds ou encore la nostalgie et mélancolie old-school des années 60 dans le superbe Bicycle Riding. The 03 accorde basses et guitares taquines à un clavier psyché déluré et un clap-hands gaillard. Puis la classe de Gainsbourg et le charisme de Lennon transpirent sur Early Kneecappings, ou les arrangement de cordes et cuivres montrent l’aisance de son auteur dans le style chamber pop. L’ambiance piano-bar, flash-back, fleurit les deux titres The Bisexual et Dessau Rag, où le trombone, le cor, la trompette et la guitare acoustique jazzy sont dansants et drôlement chaloupés. Legends qui véhicule l’âme des Beatles, joue une pop orchestrale efficace et savamment exécutée. The Sparrow est une oeuvre sophistiquée et symphonique, pop et émouvante, dansante et mélodieuse qui prouve tout le savoir-faire et l’inspiration sans borne de Lawrence Arabia, pianiste, guitariste, qui a aussi la casquette du chef d’orchestre pour les arrangements de cordes et les partitions de cuivres. Chapeau à Lawrence Arabia qui signe avec The Sparrow un album encore meilleur, en constante évolution. A se procurer absolument ! 

mardi 25 décembre 2012

Top 10 des Bandes Originales 2012


Voilà mon top 10 de films de 2011 et 2012 ; Je les conseille parce qu'ils m'ont plu et ont l'avantage d'offrir des bandes originales de qualité. (un 11ème choix en astérisque)
Par contre, je ne me pourfendrai pas d'un top 10 albums. Je ne parle en général pas de ce que je n'aime pas donc tous les albums, disques, projets évoqués sur Piggledy Pop pendant l'année 2012 m'ont forcément plu.



The Buggles - Video killed the Radio Star -

Reign Over Me avec Adam Sandler
Graham Nash
- A Simple Man

Coconut Records ( groupe de Jason Schwartzman)
- West Coast

Away We Go
Alexi Murdoch- All My Days

Let My People Go !
Noah and the Whale - 5 years Time


Not Fade Away
The Small Faces - Itchycoo Park

La guerre est déclarée
Jacqueline Taieb - La Fac de Lettres

The Music never Stopped
The Beatles - All you need is Love


Moonrise Kingdom
Bucky Larson: Born to Be a Star
Ok Go - Here it goes again


*En bonus, pour la cerise sur la buche, ce film de 2001 vu cette année 2012; Adorable.
Le Château Nathan Larson feat Nina Persson - Exit Smiling


Joyeux Noël!!!


Meilleure Erreur - La fille de la côte

La fille de la côte était le premier nom de projet de l’auteur-compositeur Clermontois Yann Pons, devenu depuis Meilleure Erreur depuis 2024...