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| Credits Jeremy Authier |
Grégoire Jokic est un compositeur, pianiste virtuose de musique contemporaine, de Caen en Normandie. L’artiste normand entre dans la liste de jeunes pianistes français actuels et modernes au talent néo-classique immarcescible dont font partie Alban Claudin, Yann Tiersen, Rodolphe Menguy, David Kadouch et Thylacine comme l’ont été en leur temps Chopin, Debussy ou plus tard Thierry de Brunhoff, élève de Cortot et surtout de sa mère, Cécile de Brunhoff, professeur de piano et épouse de Jean de Brunhoff (1899-1937), peintre et créateur de Babar.
La France compte donc un nouveau grand pianiste qui, comme ses collègues nommés, croise les arts, met dans ses partitions de la musique contemporaine, des références picturales, littéraires et cinématographiques. Ses compositions, à mi-chemin du classique et de l’électronique, sont aussi aériennes et rythmées que le sont celles des groupes Air ou Phoenix. Le musicien qui apprend à jouer du piano dès ses 6 ans fera d’ailleurs partie de groupes locaux pop et rock quand il sera adolescent. Très vite, il intègre le Conservatoire de Caen, poursuit à Paris Sorbonne, et la composition le mène à sa première auto-production en 2021 avec le disque Kairos. Son morceau Vol de nuit est repéré par le label Berlinois K7! qui le signe sur la compilation Piano Layers Vol 2, paru le 9 décembre 2021 avant d’assurer la première partie de Thylacine (l’angevin William Rezé) à l’Olympia en mars 2022.
Les arrangements que sculpte Grégoire Jokic sont planants et vivifiants. Le compositeur alterne le tempo, fait vibrer son piano et ses claviers, comme un réel artisan de la musique. On entend l’exploration des deux genres classique et contemporain qui se mélangent parcimonieusement tout en offrant du relief et du rythme. Sa deuxième production, Daydreamer, paraît en mars 2025 et c’est d’une beauté marquante. L’artiste de 35 ans enregistre son œuvre dans son home-studio et la produit sur son propre label Kairos Records. On y entend des chœurs, sa propre voix sur Around Us et Together et celle de la chanteuse Nina Versyp sur Gone et Heroe sur Run Away. On perçoit également le très doux son des marteaux, du bois et des cordes de l’instrument, qui offre une belle émotion notamment sur There will be Light. Le charme infini des touches appuyées, des cordes martelées sur le titre Us est aussi touchant que entêtant. J’aime les titres Blow et Lost in the Sky de Grégoire Jokic qui m'accompagnent souvent et font partie de la discographie Piggledypop au même titre que la Ritournelle de Sébastien Tellier et que The Room, Montmartre ou la B.O du film Le comte de Montecristo d’Alban Claudin.
GregoireJokic
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