Calle Falksten, une des meilleures oreilles à internationale, animateur de radio en Suède, ayant un goût et des connaissances sûres en matière de pop, de rock, de musique bossa et fin amateur de french pop, a évoqué Stackridge cette semaine. Le groupe anglais originaire de Bristol a signé des bijoux mélodiques entre 1969 et 1976 pour se reformer en 1978 sous le nom de groupe The Korgis dont le titre qui les a fait connaitre Everybody’s got to Learn Sometimes est toujours aussi écouté aujourd’hui et repris par nombre de musiciens (Beck, The Who, AS Dragon, Beach House etc…)
The Stackridge, projet d’origine, compte des chansons d’une beauté absolue que je ne connaissais pas. Elles n’ont pas pris la poussière et sont d’une actualité musicale époustouflante, sur les plans artistiques comme dans les techniques d’enregistrement, à se demander si le monde de la pop musique a réellement évolué depuis?
Le groupe se forme en 1968 à cheval entre Bristol et Bath, comptant Andy Davis aux claviers, à la guitare et au chant, James Walter à la basse, James Warren à la basse et au chant, Mike Evans au violon, Billy Bent à la batterie, Mike Slater à la flûte et se baptise Stackridge Lemon. L’équipe participe à Glastonbury dès 1970 et signe en 1971 le premier album éponyme encadré par l’ingénieur Martin Birch qui travaille avec Deep Purple, puis le disque Friendliness paraît en 1972. Mike, le flûtiste de la bande, est passé au piano. Le groupe part en tournée mondiale tout en signant les deux singles Do the Stanley et C'est la Vie. George Martin qui aime Friendliness se propose pour produire l’album qui suivra The Man with the Bowler Hat composé par Andy Davis, Mike Slater et James Warren. Tout cet album contient des mélopées en or.
Suivront les albums Extravaganza en 1975 et Mr. Mick en 1976 signés sur le label d’Elton John Rocket Records mais les membres de Stackridge se dispersent et se séparent. Il faudra attendre un concert exceptionnel organisé par la BBC en 1992 pour que les musiciens se réunissent en studio et enregistrent le disque Something for the Weekend en 1999, suivi de la réédition en 2001 de The Original Mr. Mick jamais parue aux USA alors, puis du fabuleux A Victory for Common Sense en 2009. En 2024, Stackridge offre le disque Lost & Found: The Reunion Years, 1999-2015 sur le label Cherry Red Records. C’est un petit chef d’oeuvre qui brille par son instrumentation, ses mélodies et ses thèmes si joliment chantés comme It’s a Fascinating World ou Something about the Beatles, Ruth did you read my mind, The Last Plimsoll, Fundamentally Yours…et tant d’autres. A vos platines !
Stackridge





