samedi 24 janvier 2015

North Atlantic Explorers

Glenn D’Cruze de Vancouver est un artiste multiple, auteur-compositeur et multi-instrumentiste qui commence par faire ses armes en accompagnant d'autres groupes à la batterie. Cette première expérience l'a emmené sur les routes où les tournées, festivals, américains et européens étaient partagés avec notamment Neil Young, The Velvet Underground, Lemonheads, Sonic Youth etc. Puis quittant un temps la batterie, il s'est mis à écrire des chansons à la guitare et l'idée du travail en solo à germé. Perfectionniste, il décide de se lancer dans la création en ayant en tête un objet élaboré et réfléchi. North Atlantic Explorers, le nom qu'il choisit comme alias ne tient pas du hasard. Il est passionné de cartes géographiques, subjugué par l'Atlantique, l'Arctique, la magie de sa froideur et de ses brumes où son père a fait toute sa carrière en mer au sein de la British Merchant Navy. A ses côtés, il y a son ami co-producteur Jonathan Anderson qui peaufine le travail de composition signé à 100% par Glenn D'Cruze qui seul à bord, part pour l'aventure en 2005 avec l'opus de 15 titres Skylines. Sur ce fabuleux premier disque, outre ses compositions orchestrales pop incroyables et majestueuses, Glenn s'offre deux reprises, Tonight you belong to me jouée par Steve Martin au ukulélé dans le film The Jerk et I Will Not Leave You Alone de Lloyd Cole. Skylines arrangé de cuivres, ensemble de cordes, glockenspiel, banjo, guitares, basse, piano et orgue est à écouter absolument.


En Octobre 2014, North Atlantic Explorers signe un album concept magistral, surement la meilleure production et inspiration de l'année nommé My Father Was A Sailor. Comme son nom l'indique, le disque rend hommage au père de Glenn, William D'Cruze qui est tragiquement décédé quand l'album était en cours de création. L'album a donc connu un déroulement non prévu, modifié en son coeur, il présente des chansons écrites avant et celles tristement conçues après ce départ qui évoquent la mer, la vie de son père et sa "seconde vie" de manière poétique. Evidemment, les chansons sont poignantes et fort touchantes. Sur le plan de la composition, My Father Was A Sailor est un petit chef d'oeuvre pop orchestré avec des instruments à vent, à cordes, toujours co-produit avec Jonathan Anderson, enregistré avec une chorale de 14 personnes, et Glenn lui-même y assure les guitares, batterie, piano et basse. C'est à l'écoute de Yo La Tengo que le capitaine Glenn est pris de l'envie d'écrire sa propre musique et ce fan de Wilco, Hayden, Sufjan Stevens, Lloyd Cole, Teenage Fanclub, Josh Rouse, Burt Bacharach, Mark Kozelek, Amor de Días, Belle & Sebastian ne peut que kidnapper mes oreilles. Les mélodies royales de My Father Was A Sailor sont agrémentées de textes lus par son ami écossais Stuart David du groupe Belle & Sebastian et de la reprise magnifique South signée des Pipas (Mark Powell & Lupe Núñez-Fernández).


Le sublime keepsake maritime commence avec The Sailor & The Stenographer qui pose le décor d'emblée avec la voix de Stuart David puis celle de Glenn, toutes deux troublantes et puissantes, le bruit des vagues en fond sonore, pour chanter l'amour entre ses parents sur des trompettes et une section de cors accueillant les 14 voix couronnées de cymbales. Suit l'instrumental splendide Glasgow Circa, sa basse, ses orgues iodés et la trompette sensuelle faisant penser au swing de Josh Rouse, suivi de l'influence de Sufjan Stevens sur Don't Want No One Else (If I Can't Have You), déroulant une mélopée pop amoureuse qui fait danser la flûte, le banjo et les cuivres étincelants. L'album concept respecte une chronologie précise avec d'abord le coup de foudre de ses jeunes parents, du jeune William D'Cruze qui tombe amoureux de la jeune fille de Bristol, se déclarant timidement à sa belle "I lose my voice when you say hi; I don't want no one else if I can't have you". Puis la reprise South vient se glisser logiquement dans l'histoire avec des arrangements pop ravissants quand Lost At Sea vient coller des trémolos aux oreilles avec son vocabulaire au long cours illuminé de "lighthouse" pour décrire la solitude au milieu de l'océan. Into the blue Sea continue l'épopée sonore avec le choeur accompagné du piano et des cors, quand Spiral Into The Sea offre la voix de Glenn intime et pure pour parler d'un mot datant de 1967 de son père à sa mère "i'm not ready to die, yet, Be thankful for all that you've got, don't worry about all you have not, for one day gravity won't fail and we'll spiral into the sea". L'electro-pop instrumentale de Subtropics propose les arrangements orchestrés finement avec la section de cuivre, la basse superbe et la guitare brillante. Quand No More Stormy Seas arrive aux oreilles, l'émotion est directe. Le père parle à son fils de l'au delà, des étoiles, du paradis sur une orchestration délicate "Son, you should hear these bells of heaven ring". Hebrides, Bailey, Fair Isle est lue par Stuart David sur une mélodie sunshine pop, au boogie accrocheur et aux frissons garantis quand le capitaine termine son message en disant "goodnight Gentlemen and good sailing...". White Moon Bay termine l'écoute sur des arpèges de guitares, d'une beauté infinie. La voix bouleversante de Glenn D'Cruze au rythme palpitant qui boucle le grandiose et harmonieux My Father Was A Sailor apportera une chaude et certaine émotion.
NorthAtlanticExplorers

lundi 19 janvier 2015

Wild Nothing

Wild Nothing est le nom symbolique choisi par Jack Tatum pour désigner son projet solo. L’américain alors âgé de 22 ans, autrefois membre de deux groupes, Jack and the Whale et Facepaint, présente son premier album Gemini sorti le 25 mai 2010 après avoir concocté en amont pendant l’année 2009, deux superbes ep Summer Holiday et Cloudbusting. Depuis la sortie du printanier Gemini sur le label US Captured Tracks, Wild Nothing a enregistré deux autres ep, Evertide, signé chez Warmest Chords, petit label anglais, et Golden Haze. Jack Tatum explore le shoegaze mêlé à la twee-pop et réalise un coup de maître en créant l'album de chez lui, jouant tous les instruments et mixant sur son logiciel, sans passer par un studio d’enregistrement. Le résultat est troublant, mélodiquement parfait, épatant sur l’étendue de sa compétence. Wild Nothing parvient à rendre tous les effets du genre, avec sa voix cristalline et ses textes langoureux comme dans Drifter et The Witching Hour, une instrumentation sans anicroche sur ses compositions dansantes, Summer Holiday, Chinatown, My Angel Lonely. Jack Tatum avoue écouter les Go-Betweens et les Monochrome Set quand il est en voiture au retour de ses concerts. Aux nostalgiques de Sarah Records, ou bien des Blue Boys, des Pastels, de Heavenly, vous serez aux anges à l’écoute de Gemini.
WildNothingPiggledyPop

En 2012, l'album Nocturne parait et du grand Wild Nothing est au rendez-vous. Shadow qui est le titre entame du bijou pop orchestrale, propose les arrangements de cordes conduits par Ben Talmi, avec Kim Lonetree au violoncelle, Tanner Johnson et Madeline Ripley aux violons, Sue Buzzard à l'alto. L'ensemble sublime accompagne un morceau mélodique d'une beauté absolue, avec un texte sentimental dans la même veine mis en valeur par le talent de Jack Tatum qui assure toutes les guitares et la basse, entouré des fidèles batteurs Michael Skattum et Jeff Curtain. Midnight Song, savoureusement et amoureusement pop est une belle déclaration d'amour twee qui nous plonge dans la voie lactée et une atmosphère nocturne dansante. La nuit inspire décidément beaucoup Jack Tatum qui poursuit dans les voluptés sur Nocturne, au jeu de guitare langoureux, au chant sensuel, aux synthétiseurs, à la basse polissons et à la rythmique taquine. Epris, l'artiste signe un Through the Grass érotique dans sa construction vaporeuse, une précision dans l'orchestration et la voix en écho quand il entonne "i want you". Perfectionniste l'artiste peaufine ses mélodies, les dorlote avec une attention particulière en enchainant sans répit sur la chaude et torrentueuse Only Heather où son attirance se précise sur la batterie ronronnante et dansante "Best in the room I'd ever been, She has got something that I've never known, Couldn't explain it, I wouldn't even try She is so lovely she makes me feel high". Une déferlante de notes arrosent This Chain won't Break, la basse et la batterie scintillent sur la guitare électrique tonique et prouvent une fois de plus que l'auteur est fortement inspiré par sa muse. Disappear Always sur des guitares apparentées aux airs de The Smiths est une ode aux rêves éveillés qu'inspire la nuit et sa lune. Les synthétiseurs typés eighties electro-pop voltigent et paradent sur Paradise, diablement rythmé où le chant de Tatum est séduisant, ensorcelant "Dancer in the night, playing with my eyes.Velvet tongue so sweet, say anything you like." Counting Days parlera aux amoureux qui se languissent et doivent vivre l'attente ici romantique et mutine, sur un air joyeux et entêtant. Les arrangements délicieux, dreamy et indie pop, ornent toutes les balades avec de la texture, du contenu et sont habillés d'une voix et des instruments qui se marient dans l'évidence. Comme la basse majestueuse qui mordille presque goulument sur The Blue Dress, où la guitare caresse le texte de Jack Tatum, brulant de désir. Rheya aux harmonies fondantes, avec un chant hypnotisant dans une ambiance savamment nocturne et mirifique montre l'envergure du talent d'auteur et de compositeur de Jack Tatum. Nocturne est une pièce majeure de l'année 2012 et promet une suite pleine de pépites.
WildNothing




samedi 17 janvier 2015

Thurston Moore

Il y a presque deux ans, je faisais un billet général présentant l'artiste : "Thurston Moore, auteur compositeur qui marque notre époque de son empreinte punk, rock et pop, est connu pour être un des piliers de Sonic Youth qu’il forme avec le guitariste Lee Ranaldo dès 1981 et qui accueillera sa future épouse, amie de Kurt Cobain, la bassiste et guitariste Kim Gordon, le batteur Steve Shelley qui oeuvre sur trois albums de Cat Power et le guitariste Mark Ibold, également membre de Pavement. Il arrive du Connecticut très jeune à New-York, se trouve une colocation chez l’artiste Dan Graham, écrivain et chroniqueur qui lui prête ses cassettes audio. Moore commence l’aventure du punk au sein de groupes locaux et rencontre Ranaldo; Ensemble, ils perfectionnent leur pratique de la guitare avec le Glenn Branca's guitar orchestra, puis montent Sonic Youth, qui signera 15 albums et sillonnera les scènes du monde entier jusqu’en 2011, toujours avec une trentaine de guitares à portée de main.
Pendant 30 ans, Thurston Moore n’aura jamais cessé de travailler. Dans les années 90, en parallèle de Sonic Youth, il participe à des bandes originales de films, Backbeat de 1994 avec les Afghan Whigs, Foo Fighters, et REM groupe pour lequel il joue de la guitare et chante sur leur album Monsters. En 1998, il participe à la musique du film Velvet Goldmine avec des membres des Stooges et son ami Don Fleming, musicien et producteur (Sonic Youth, Posies, Teenage Fanclub etc). En 1993, pour Sonic Youth entre autres, il lance son propre label Ecstatic Peace! sur lequel il signera son deuxième album solo Trees Outside the Academy en 2007, l’opus Psychic Hearts de 1995 étant sur Geffen Records, label de David Geffen qui signera Double Fantasy de John Lennon et Yoko Ono. Le new-yorkais Thurston Moore et son ex-femme depuis, Kim Gordon, travailleront d’ailleurs avec Yoko Ono. Ono lui demande en 2012 de peaufiner certaines de ses chansons, qui seront sur l’album YokoKimThurston.


Moore ne lésine pas sur ses activités et en plus de la musique, de la gestion du label, des ses collaborations artistiques multiples comme la réalisation du clip Here pour Pavement, il est aussi écrivain, éditeur et chroniqueur pour le Arthur Magazine et son site Protest Records. Passionné par le jazz, on l’a vu récemment sur scène avec une légende du jazz Michael Chapman, et apparait pour un projet de jazz improvisé à Oslo en 2007, aux côtés de musiciens norvégiens et de son ami Jim O'Rourke (Wilco) qui enregistrent le live pour l’album The First Original Silence. En 2011, il signe son troisième album solo dont les 9 titres tiennent du génie et montrent l’immensité du talent de Thurston Moore. Demolished Thoughts est une pure merveille tant en composition, en orchestration que dans l’écriture, avec des mélodies et des textes sculpturaux. La personnalité de Moore y est étincelante et le résultat parfait. Produit par Beck, qui y joue et chante, Demolished Thoughts est davantage proche de la pop orchestrale que du hardcore, du noisy ou du rock."
La suite du billet est là : ThurstonMoorePiggledyPop
En Octobre dernier, Thurston Moore nous offre une pépite, un album comprenant 8 titres qui concentrent tout son génie, son talent, son univers artistique et des guitares à toute bride. Installé récemment à Londres par amour, l'artiste s'entoure de Steve Shelley ancien batteur de Sonic Youth, du guitariste James Sewards et de Debbie Googe, bassiste de My Bloody Valentine. Tous les quatre partent pour une odyssée de sons puissants, des morceaux galopant parfois pendant 11 minutes, avec une grâce offensive efficace. La pochette de l'album représente la mère de Thurston Moore avec leur chien, photographie datant de 1940 et son titre The Best Day, évoque sa nouvelle vie en Angleterre. Son écriture est somptueuse et les textes symboliques, dont trois sont co-écrits avec son ami poéte Radieux Radio sont à la hauteur de la musique. Ces tristes jours derniers noircis d'attaques terroristes à Paris, The Best Day qui met en évidence la personnalité brillante de Moore, offre un travail intelligent.


Attaquant avec Speak to the Wild et ses mots à couteaux tirés "Speak to the wild, reach the for wire, protect your child, from empty empire, the king has come to join the band...don't let the dark get you lost, your free will has come in fire and frost", les cordes de guitares virevoltent aux mains de Thurston et de James. Combattants, acharnés, les arrangements sont majestueux posant immédiatement une tension avec une rythmique déterminée sur 8 minutes. Le sentiment d'endurance, de ténacité se poursuit sur Forevermore aux sonorités entêtantes dans les cordes qui mitraillent des riffs répétitifs sur 11 minutes, à la réminiscence resplendissante. Dès l'amorce de The Best Day, le souffle est coupé. Steve Shelley est épatant derrière la batterie, il innove, brode, dégaine et ajuste son tempo tel un orfèvre. Tape, romantique, acoustique, dévoile le lyrisme de Moore et son chant franc, touchant qui ne fait pas de détour. Le ménagement n'est pas de guise sur The Best Day qui suit. Derechef les guitares aiguisées, la batterie à brûle-pourpoint, partent au front sur la voix de Moore colossale et convaincante "And here's a man with the lust for life, He lives for now on the edge of a knife, And you know He doesn't like to be cut, Yeah, you know, He will never keep his eyes shut". L'ambiance musclée continue sur Detonation où l'instrumentation pas chatouilleuse accompagne le texte ajusté, "Game crushing seekers, find the truth, just you wait, we maybe have to use a toy grenade". Puis Vocabularies au texte dénonçant une accablante manipulation mentale est écrit avec subtilité et joué, interprété avec une finesse à toute épreuve. Grace Lake est un instrumental de presque 7 minutes où seules les guitares, la basse, la batterie, parlent, chevauchent et déchargent une kyrielle de sons qui croisent le fer avec Germs Burn, souverain dans l'orchestration récurrente et combattive où le chant baraqué, ferme l'écoute sur une déclaration...d'amour. The Best Day qui est le quatrième album solo de Thurston Moore est un petit chef d'oeuvre vitaminé et vigoureusement conseillé aux amateurs de Sonic Youth qui y retrouveront la griffe du groupe.
ThurstonMoore
 

mercredi 14 janvier 2015

Ben Rosenbush & The Brighton

Voguant entre les sonorités pop folk de Ben Kweller et de Josh Rouse, le tout saupoudré de blues, de swing, le groupe de Minneapolis apparait en 2009 avec l'album éponyme The Brighton. Les musiciens, Zach Miller, Jacob Hanson, Matt Patrick, Aaron Fabbrini, Lyndsay Peterson, Kip Jones qui gravitent autour de l'auteur- compositeur et interprète Ben Rosenbush restent les mêmes quand parait en 2012 le deuxième sublime album A Wild Hunger où seul le nom de groupe est un peu modifié : Ben Rosenbush & The Brighton. L'opus de 2009 évoque l'amour, quand le deuxième prend plus la forme de critique et constat, avec des paroles et des thèmes soulevés, métaphoriques et poétiques, comme l'espoir, l'ambition parfois la médiocrité chez l'être humain. Le premier titre qui ouvre l'album The White Stone évoque la soif de pouvoir, l'hypocrisie sous forme d'histoire pleine de symboles, accompagnée d'arrangements de cordes et piano splendides "When morning came they stood there up in the clouds. As the Mayor left his house there came a terrible shout.For every stone was standing tall, beneath them rose a white mountain range.Wrestling still his heart, Fear blew out his flame.Mary stood in wonder at how the world had changed."

A Wild Hunger avec sa biche aux abois sur la pochette telle Bambi, est aussi une invitation à la Nature, grande, sauvage et incontrôlable. Quand le premier morceau parle de montagnes, le deuxième This Fire, offensif, magnifique avec Ben à la guitare et au violoncelle, aux choeurs aussi, complétés de  Corrie Patrick, Kip Jones, Jacquilyn Rosenbush, Matt Patrick, Laura Wellington, Lyndsay Peterson, Zach Miller et sa batterie pétaradante sur les guitares électriques efficaces de Jacob Hanson et de Tyler Burkum part dans les rues de Jericho sur un ensemble orchestral superbe. Running on my knees arrive avec ses guitares folk acoustique, soyeuses aux oreilles, quand West et sa mélopée country pop nous embarque au son envoûtant de la voix et de la guitare de Ben Rosenbush. Le train d'Omaha pour la Californie de West transporte deux frères que l'ambition séparera puisque seul l'un deux arrive à destination. The Last became the First est une interlude instrumental, comme la précédente, fournie de cuivres élégants exécutés par Gus Lindquist à la trompette et Eric Songer au trombone, ouvrant le pas au poppeux Duluth, pastoral, qui nous emmène humer le parfum des pins le long d'une plage pour joliment évoquer les requins arrivistes dans les villes. Arms of Fortune est une ode à la ruée vers l'or avec le chant brillant de Ben et une orchestration discrète avant la trompette pop et dansante de Cowboy, mélodie flamboyante où la guitare guillerette accompagne des "papapadapapa" joyeux sur des paroles qui nous plantent un décor typique de l'ouest américain. On quitte les grandes plaines et collines pour galoper le long des rivières gelées à travers les herbes recouvertes de neige sur Birds of Prey, langoureuse et amoureuse. Puis Young Shepherd ravive la flamme avec ses rythmiques chaudes, son violon taquin, où Ben Rosenbush conte les aventures du jeune Shepherd partant du foyer familial, pour marcher à travers la forêt au milieu des loups. Dans la même veine High Flyer décrit l'espoir avec poésie et une sublime mélodie jouée à la guitare acoustique donnant une impression d'élévation. Toujours bercés par les bougies, les étoiles, la chaleur du feu de camp, l'ambiance americana continue sur There is no Ending qui conclut l'écoute avec un accordéon gracieux joué par Matt Patrick et une basse savoureuse aux mains d'Aaron Fabbrini pour parler de l'amour avec brio "I’ll hold, I’ll hold you tonight, and drink, drink from your light, and never thirst for the shine of a dying star.Kiss, kiss me again.To our love there is no end".
BenRosenbush&TheBrighton

Meilleure Erreur - La fille de la côte

La fille de la côte était le premier nom de projet de l’auteur-compositeur Clermontois Yann Pons, devenu depuis Meilleure Erreur depuis 2024...