vendredi 25 avril 2014

The Crayon Set

Originaire de Dublin et formé en 2008 par l’auteur-compositeur Robert Baker, The Crayon Set s’étoffe au fil du temps et compte désormais 8 personnes. L’enthousiasme et le dynamisme des musiciens est éclatant dans la construction dansante des chansons, le chant en chorale et l’instrumentation riche de sonorités avec du violon, de la flûte, des trompettes, du banjo, des guitares, basse, piano, et de l’harmonium. Après un prix Benny & Jerry’s Music Festival gagné à Londres en 2011, le groupe enregistre son premier EP, I wanted You qui sort en 2012, produit par Nick Brine, musicien et producteur des Stone Roses, Arctic Monkeys, Super Furry Animals et des Teenage Fanclub. The Crayon Set et ses 8 membres qui tous, chantent, sont : Robert Baker à la guitare, melodica, cavaquinho, Stephen Byrne à la guitare, banjo, harmonica, George Guilfoyle à la basse, harmonium, Labhaoise Brennan à la flute, percussion, Kama Swoboda au violon, Sam Saarsteiner à la batterie et percussion, Hannah Hughes au piano, synthétiseur et Anna Keogh à l’oboe.

Dans mon billet sur Piggledy Pop l'année dernière à l'occasion de la sortie de leur premier album éponyme, j'écris : " Dans la veine pop des Camera Obscura, l’album est irrésistiblement ludique, charmant, coloré de mélodies destinées à l’imtemporalité. The Crayon Set réussit un coup de maitre en faisant briller le genre orchestral pop qui fait danser depuis des lustres et le dépoussière par la qualité des compositions ornées d’un violon à l’âme irlandaise. La délicatesse constante qui émane des morceaux, l’intelligence des instrumentations, le talent dans les arrangements de voix, tiennent de la performance parfaite. Les dublinois, actuellement en tournée, font rayonner l’élégance de la pop sur scène et au travers de l’album The Crayon Set, en promettant une belle persistance contemporaine à l’indie- pop. "

En mars 2014, ils reviennent avec le single qui porte le nom détonnant de Attack avec des inédits pour les fans qui seront sur l'album à venir et déjà une démo sur leur bandcamp, le magnifique Closed Lines. Produit par Karl Odlum et The Crayon Set, le titre qui prend un autre virage groovy et disco-pop annonce un disque prometteur. Continuant de grimper à l'échelle pop, le groupe compose un Attack stylé, plein d'allure et d'entrain. Les guitares cavalent, les voix fulminent sur les violons et la batterie bouillants. Quand on entend The Crayon Set entonner "OK explose, let's attack", mieux vaut ne pas être dans le champ de tir des celtes. Le groupe offre une fraicheur rock'n roll dont certains groupes de pop orchestrale ou symphonique savent faire preuve avec brio. Ici, les 8 musicens qui artistiquement viennent d'horizons variés, jazz, rock ou classique, le montrent avec vigueur et réussite. Prolifiques, les irlandais ont encore une quinzaine de chansons dans leur besace et songent à un double album, tout en assurant une tournée au Royaume-Uni, ce qui ne nous laissera surement pas sans de belles nouvelles avant 2015. Piggledy Pop est No 1 Fan de The Crayon Set !
TheCrayonSet
TheCrayonSetbandcamp

mercredi 23 avril 2014

Delphine Volange

Auteur-compositeur française, Delphine Volange est une artiste parisienne qui, même si elle tient à sa naissance dans un paysage campagnard, s'imprègne de sa vie à Paris dès l'âge de trois ans, intègre plus tard une école privée du VIIème arrondissement et est bercée par l'univers musical de la salle Gaveau, sa mère épousant en second mariage le fils du propriétaire du lieu. Les pianos l'entourent, elle aime Chopin et son univers romantique, mélancolique et non musicienne, se tourne vers l'écriture et le chant. Elle apparait en 2011 avec le single Sirènes où le génial titre Précieuse, décoré et coloré de vocabulaire est signé de l'écrivain que j'admire, Marie Nimier, Thierry Illouz et la musique de Ferdinand Berville. Marie Nimier encourage Delphine à chanter et offrir des concerts à Paris depuis 2006. Son premier album Et de Delphine Volange le ciel était toujours sans nouvelles de 2012 compte la collaboration du musicien Bertrand Belin qui arrange et joue, David Aron-Brunetière qui arrange et réalise, Laurent Balandras qui produit et Jean-Claude Vannier, compositeur d'Hôtel Chopin qui était arrangeur pour Serge Gainsbourg .

Monceau en ouvrant le bal est une chanson magnifique, tant sur le plan de la mélodie, des arrangements avec cordes, délicats mais pas grandiloquents. Le dosage fin orchestré s'accorde parfaitement à la voix cristalline et cotonneuse de Delphine Volange. L'interprète a un grain de voix de velours qui colle aux cordes de guitares maitrisées et harmonieuses de Bertrand Belin, qui participe au chant pour un duo fort élègant sur le titre suivant, Sirènes. Les textes romantiques, métaphoriques nous emmènent aisément dans l'écoute de l'album qui pose un décor frenchy, parisien, stylé et poétique. Les ronds de fumée continue la balade rythmée, voltigeante, où même l'interprétation de Delphine fait des boucles, des zig-zags, sur l'ensemble de cordes avec une douceur lyrique touchante qui me rappelle Anna Karina. L'artiste avance avec grâce et me persuade, m'émeut, sur le merveilleux banjo folk de Au feu. Il y a de l'humilité, de la fragilité en surface qui dissimule des textes passionnés et des thèmes enflammés comme sur le brulant Hôtel Chopin, composé par Jean-Claude Vannier où là aussi les violons et violoncelles mariés à la basse font penser à des mélopées sixties de Gainsbourg quand la griffe de Françoise Mallet-Joris et de Marie-Paule Belle sur la reprise Trans Europe Express arrive avec une excellence sucrée et précieuse. La gare Montparnasse évoquée nous ramène dans un univers parisien, ville de Delphine Volange qui lui voue sa plume avec dextérité. Ecrire sur la capitale comme le fait Delphine sans se pencher sur la mode serait inimaginable et Empreinte offre cette facette avec un texte qui parle de Courrèges.

Autre sujet féminin, les roses et les lys, formidablement accompagné par le jeu d'Eric Delval à la guitare, arrive dans Ni fleurs ni couronnes. La mélancolie amoureuse entre suave et langoureuse sur Les corps célestes, brillant de notes au clavier qui flirtent avec le violoncelle stellaire. La complicité savoureuse entre Volange et Belin nous aspire sur Sublimons qu'ils partagent et concoctent en duo dansant et espiègle superbe. Comète ou étoile, Delphine Volange propose un album plein de charme, de mélodies, fourni de ses textes comme Aux Iles Borromées, littéraires, poétiques, fort lyriques et romantiques. Cette escapade dans la nature qui parle de jardin, d'oranger, de palace, d'espace, dévoile un grand talent d'écriture et une voix féerique qui va comme un gant aux mots. Et de Delphine Volange Le ciel était toujours sans nouvelles est pastoral, céleste, un album abouti qui est une des plus belles signatures françaises de 2012; Piggledy Pop conseille chaleureusement de l'écouter et de découvrir l'univers artistique de Delphine Volange, picturesque, raffiné et délicieusement romanesque. DelphineVolange


lundi 21 avril 2014

Roland Garros

Wimbledon apparait en 1875, 4 ans plus tard à New-York, le 31 août 1881 est ouvert l'Open des États-Unis, puis ce sera au tour de l'Open d'Australie à Melbourne en 1905 et enfin, le dernier né du quartet du grand Chelem mais pas des moindres, le nommé Internationaux de France qui se dispute à cheval sur le Stade Français et le Racing Club de France, dès 1925. Le stade Roland Garros ouvre ses portes à Auteuil en 1928 grâce aux exploits dans le championnat français et dans les autres compétitions internationales des Mousquetaires : René Lacoste, Henri Cochet, Jean Borotra, Jacques Brugnon. 


Celui qui marque de son empreinte l'histoire du tennis, c'est l'Alligator, le Crocodile dandy, le premier français qui gagne la coupe Davis, René Lacoste. C'est à New-York qu'il remporte le bouclier d'argent en 1927, et selon le principe du Challenge Round (le gagnant accueil l'année suivante la Coupe Davis), la France doit donc vite songer à construire un stade, n'ayant pas encore de structure suffisamment grande pour contenir un large public. Pour ce faire, on missionne Pierre Gillou, capitaine de l'équipe de France et Emile Lesieur, Président du Stade Français qui dénichent des financements et mettent sans hésiter, leurs propres biens dans l'affaire ce qui, alors que la France peine à se relever au sortir de la Grande Guerre est un véritable défi, une belle audace. Pierre Lesieur, est en 1906 étudiant à HEC, tout comme son camarade de classe Roland Garros. Les deux amis combattent côte à côte pendant la Première Guerre Mondiale en tant que pilotes de chasse jusqu'au 5 octobre 1918 quand Roland Garros meurt dans une bataille aérienne. Pionnier de l'aviation, il a 25 ans quand il réalise l'exploit de la première traversée de la méditerrannée en 1913, puis l'invention d'une technique de tir à travers l'hélice de l'avion de chasse. Son ami Emile Lesieur, devenu un grand rugbyman du Stade français exige que le stade qu'on lui demande d'ériger porte son nom. 1928, les travaux commencent à Auteuil et au mois de mai, Roland Garros offre son premier match officiel.






J'ai foulé la terre battue de Roland Garros, d'autres surfaces aussi, pendant des années pour apprendre à jouer et surtout pour accompagner mon entourage qui savait très bien jouer (lui). J'ai vu le tennis évoluer ces 30 dernières années avec un peu de nostalgie, pas pour la raquette en bois et les boyaux mais plus pour le jeu et les longs échanges qui étaient savoureux, intenses et parfois drôles. Les matériaux ont évolué, les techniques ont suivi et les joueurs ont gonflé. Ca tape, ça bourine, ça cartonne des records de vitesse et de force, moins agréables à regarder avec des échanges de plus en plus courts. Service-retour gagnant. Set et match plié. 



Suzanne Lenglen, dite la Divine, n'est pas témoin de ce changement. Personnage dans l'histoire du tennis elle aussi, elle gagne à 15 ans le championnat du Monde en 1914, puis continue pendant la guerre à s'entrainer essentiellement avec des partenaires masculins, attendant que ses amis officiers reviennent du front. En 1919, à la surprise générale, la jeune Suzanne a 20 ans quand à Wimbledon, elle détrône l'anglaise Dorothea Lambert Chambers, 7 années de suite championne sur ses terres. Lenglen devient imbattable, un ouragan qui remporte Wimbledon 6 fois de suite et les internationaux de France en simple 6 fois également et les championnats du monde de 1914, 1919, 1920, 1921, 1922 et 1923. Elle gagne 241 tournois en 7 ans, 81 en simple et 3 médailles olympiques dont deux en or. Suzanne Lenglen a une personnalité époustouflante, un sacré caractère : elle est combattive, jolie, apporte sa touche en inventant une nouvelle manière de se vêtir pour mieux jouer et pose ses conditions lors des tournois comme à Wimbledon en 1926, refusant de jouer deux matchs de suite (simple et double), refus pris comme un afront par la reine présente dans les tribunes. L'indomptable et perfectionniste Suzanne Lenglen est une muse pour les Mousquetaires, la "diva" les inspire. René Lacoste, surnommé le crocodile à cause de sa tenacité et sa patience dans son jeu de fond de court, progresse en suivant les conseils avisés de son amie Suzanne qui lui fait adopter sa technique du coup droit et sa montée au filet. Elle ouvre sa propre école de tennis en 1927 qui devient officiellement le plus grand centre d'entrainement français, reconnu par la FFT en 1936.






En 1997, le court A de Rolland Garros est baptisé court Suzanne Lenglen, deuxième plus grand du stade après le Central de 14 911 places, sa capacité est de 10056 places. Le stade comporte 5 courts en 1928, double le chiffre en 1980, s'agrandit encore en 1986 avec 19 courts, pour en compter 23 en 1994. Le Court Central nommé court Philippe Chatrier (champion de France junior en 1945, devient un des meilleurs joueurs mondiaux, président de la FFT, président de la Fédération internationale, puis membre du CIO), offre quatre tribunes qui portent évidemment les noms des Mousquetaires : Tribune A Jacques Brugnon, Tribune B Jean Borotra, Tribune C René Lacoste et Tribune D Henri Cochet. Depuis le fameux stade a vu défiler une cascade de championnes, Connolly, Wills, Smith Court, Evert, Navrátilová, Graf, Seles, Williams, Davenport, Sanchez, Hingis, Pierce, Henin ; De champions, comme Wingfield, Davis, Budge, Fred Perry, Rod Laver, le génial Rosewall, Newcombe, Connors, Borg, Noah, Becker, le grand Chang, Lendl, Mc Enroe, Sampras, Agassi, Murray, Lewitt, Kuerten, Söderling, Safin, Roddick, Djokovic, Nadal et Federer...
Rolland Garros c'est aussi un show télévisé où certains font le spectacle chacun à sa manière comme Ilie Nastas, Michel Drhey, les interiews de Nelson Monfort et ses traductions inspirées comme "Michael Chang remercie Luigi", Jean-Paul Loth, les pitreries d'Henri Leconte, Barhami, l'histoire d'amour née sur la terre battue parisienne en 99 entre Steffi Graf et Andre Agassi.






Le tennis s'est démocratisé au fil du temps, en France on a voulu le démocratiser à outrance dans les années 80 ce qui, selon moi, a été une erreur. Il faut être apte à respecter ce sport né du jeu de paume et pouvoir comprendre l'histoire du tennis, les âmes qui l'ont rendu célébre, comme Suzanne Lenglen, les vaillants Mousquetaires et leurs légions d'honneur . Que ce ne soit plus un sport d'élite et qu'il devienne plus populaire est une belle chose tant que les pratiquants, les initiés, saisissent bien cet esprit. Son thème est exploité dans la culture pop, au cinéma avec Match Point de Woody Allen, La plus belle victoire du britannique Richard Loncraine, dans la série américaine Sopranos, les films d'Yves Robert, en littérature il y a Comment j’ai réussi à me faire passer pour John Mc Enroe par Dupuy et Berbérian, Philippe Delerm et Un autre Regard, Nicolas Rey, Le tennis est un sport romantique d'Arnaud Friedmann et le superbe livre Beaux gestes signé Charlélie Couture qui regroupe ses dessins et aquarelles.
Dans la musique pop, avec Dent May et son titre God Loves You Michael Chang, Hugh Laurie I'm in Love with Steffi Graf, Sonny & the Sunsets, Vampire Weekend, Picturebox signe Gabriela Sabatini, Gran Kino I love tennis, Autocollants qui chantent Tennis Racket, Royal Osprey Tennis Ball Trajectories early version, West Side Tennis Club, Otouto Tennis Players, Cream Anyone For Tennis, Pernice Brothers The Ballad of Björn Borg, Jessica Fletchers Summer Holiday & Me et côté français il y a en 1914 Erik Satie qui joue Le Tennis au piano, en 1977, Serge Gainsbourg écrit pour Chamfort Tennisman. Il y a aussi Housse De Racket, Vincent Delerm qui signe Les jambes de Steffi Graf et Court Central, Guillaume Bassard alias Doggy, Papaye qui entonne Tennis ou Monica Seles, Anais, Martin Solveig & Dragonette avec Hello, Dionysos chante John McEnroe et l'été 2001 sort la compilation pop frenchy Simple Messieurs où Tahiti Boy, Hopper, Gallantry proposent des perles dansantes comme Nathalie Tauziat white panties, Bjorn Borg (practice), entering the court, John McEnroe, Mats Willander etc..13 morceaux qui sent bon la terre fraiche de Roland Garros. 
Aux amateurs de la balle jaune, la terre rouge et des rutilants géraniums, ce sera à vous de jouer le 25 mai prochain pour la 34ème édition de Roland Garros.




lundi 14 avril 2014

Roy Moller

La palette de chansons que signe Roy Moller sur son tout nouvel album One Domino fait voyager dans le temps, l'espace et les arts, parlant du passé, d'Edimbourg à Berlin, de l'architecture à la peinture avec beaucoup de poésie, qui avec la musique est la sève de l'auteur-compositeur écossais.
Il y a deux ans, j'écrivais un billet sur Roy Moller que j'admire : "Roy Moller est un auteur-compositeur interprète écossais que je nomme souvent sur Piggledy Pop parce qu’il est très actif, parce que ses projets en solo mais aussi ceux pour les autres, sont nombreux. Généreux, il aime partager la musique avec ses pairs et opère dans diverses collaborations depuis les Huxleys en 1989 alors qu’il n’a que 16 ans, puis en 1994 il rejoint le groupe Meth O.D en tant que guitariste et forme le projet instrumental The Wow Cafe. En 1997 il participe à l’écriture de The Boy With The Arab Strap, signant en binôme avec Stevie Jackson Seymour Stein et Chickfactor. Il co-écrit aussi sur les autres albums de Belle and Sebastian, Dear Catastrophe Waitress, les singles I'm A Cuckoo et Funny Little Frog, faisant une apparition sur la vidéo The Wrong Girl. Proche de Stevie Jackson, Roy Moller collabore à son album I can’t Get No en y chantant, jouant percussions et piano aux côtés de Rose Melberg, Sarah Martin, Bob Kildea, Chris Geddes, etc... "


Dans le portrait que je trace, j'évoque Bob Dylan, les Kinks, Beatles, Kevin Ayers, Leonard Cohen et Burt Bacharach comme influences mais au fil du temps, Roy Moller devient lui-même une référence dans le monde de la musique pop- indépendante. Il est sans cesse inspiré, enthousiaste et depuis le début de sa carrière, écrit mille et une chansons pop, folk, rock qui swinguent et balancent une joie de vivre brulante. En 2003, sa bonne humeur éclate avec l'EP Maximum Smile, suivi en 2005 des 3 titres sur Fermez La Bouche et la même année 6 titres sur Second City Firsts qui constitueront l'album Speak When I’m Spoken To et dont les 11 titres sublimement pop psychédéliques galopent au son des guitares, claviers sixties, flûte et violon. Musicien, ménestrel et poète, Roy est un prince des mélodies, des harmonies en participant à I Would Write A Thousand Words:tribute to the Television Personnalities puis en lançant le projet The Company avec Stevie Jackson, une communauté d'artistes amis qui font flotter des particules d'humour, de drôlerie et qui jouent du cor, du violon, violoncelle, du sitar, du glockenspiel, batterie, accordéon, de la viole, de l'harmonica, de la trompette, de l’harmonium ; La compagnie est montée avec les autres membres de Belle & Sebastian et les mêmes talentueux lurons, Moller, Jackson, Stuart Kidd et Chris Rea des Wellgreen, qui accompagnent aussi The Euros Child, et qui parallèlement forment les The Store Keys qui mettent en musique parfois le poète George Gallacher .
RoyMoller
StevieJackson
StuartKidd
TheWellgreen

Février 2008, Roy signe avec les Hermit Crabs Join The Dots puis en décembre My Ever Accumulating Losses sur The Glasgow School Of Art Goes avec The Company qui l'accompagne aussi pour Brother Love sur la compilation de juin 2009 d'Indietracks. En 2010, le single More Fool You annonce le futur album de 2011, Playing Songs No One’s Listening To, succulent et magique où Roy Moller apparait de plus en plus proche des univers de David Bowie, Lou Reed et Bob Dylan. L'album contient des titres majestueux comme Rhythm From The Rails, My Skyscrapers, Downstate Update, aux harmonies riches et colorées et aux textes d'un lyrisme infini. L'âme de poète, en commun avec Reed, Dylan et Cohen, fleurit les chansons de Roy Moller mais aussi ses écrits littéraires et poèmes, salués par la critique cette année qui seront récompensés par une publication dans le Appletree Writers de poésie. Outre la poésie, Roy Moller est musicalement fort influencé par Lou Reed et vient d'écrire une oeuvre musicale dédiée à l'artiste new-yorkais, My Week Beats Your Year, qui sortira également cette année.


En 2012, sa fibre poétique, sa voix magnifique qui a des intonations proches de l'autre musicien poéte écossais Lloyd Cole, sa passion pour l'Ecosse avec ses couleurs et son paysage, son amour des auteurs, des peintres, réapparaissent sur le fabuleux The Singing’s Getting Better dont j'écris ceci à sa sortie : " Avec ce titre évocateur, il est peu surprenant de découvrir un album comprenant des balades ‘Roy’ales puissantes, griffées de son auteur, devenu jeune papa entre temps, porteur de bonnes vibrations folk et rock sur Mis-Spent Youth, pop sur l’excellente Pop Music Bores. Tout ce qui est bon à l’oreille y est présent, le clap-hands, le violon de Heather Wellcoat, l’harmonica, glockenspiel, la batterie dynamique de Ian Stoddart et la superbe voix de Monica Queen sur I remember Dreams ou le velvetien All The World. Les orchestrations géniales contiennent l’âme sixties et folk traditionnelle qui se marient à la perfection. Son ami multi-instrumentiste Jonathan Lilley alias Sporting hero, présent dès le premier album Speak When I'm Spoken To, aussi leader de The Gracious Losers, co-produit les titres avec Roy et y redessine le paysage pop. "

Le "scottish" plein de qualités et de brio poursuit son travail en 2013 avec des singles Beneath The Tarmac dont Golden Grey décrit l'amour qu'il porte à sa ville, puis Hidden Realms et Street Oblique qui annoncent la venue du sublime dernier album One Domino. Roy Moller y est aussi volcanique que les collines de la royale Edimbourg qu'il chérit tant et met à l'honneur dans ses 11 compositions. Marc Riley, animateur sur la BBC et musicien, membre de The Fall et qui a joué avec les Happy Mondays, Pixies, Massive Attack et les Cocteau Twins dit "A week ago I’d never heard of him, now I’m his biggest fan" et décrit Roy comme le "Scotland best-kept secret". Roy Moller qui est un guitariste brillant, peaufine Honey Berlin à la guitare électrique et une rythmique endiablée sur le thème de Brigid Polk alias Brigid Berlin, personnage glam du Berlin des années 70 et proche amie d'Andy Warhol dès 1964. L'ambiance artistique, les claviers et les guitares vrombissantes poursuivent sur When i paint my Mantelpiece, qui rappelle le When i paint my Masterpiece de Dylan, en évoquant Henry Robb un armateur fameux écossais actif entre 1930 et 1970, ou encore en citant le prophète d'un culte du cargo pendant les seventies, John Frum.


L'electro-pop Obelisk métaphore faisant référence aux deux aiguilles de Cléopâtre, qui se trouvent l'une à Londres l'autre à New-York, sonne pop des années 80 pour rendre hommage à New Order et son titre Your Silent Face, son new-age qui est fort présent sur le dansant Edinburgh City Control qui ouvre l'hommage enflammé de Roy pour Edimbourg. Redpath poursuit dans le thème en remémorant les peintres comme Gustav Klimt et Redpath (exposée au national galleries of scotland), de l'époque beatnik, qui avaient en inhalant des produits divers, une vision drôle de la religion. Textbook, Textbook repart au quart de tours avec des guitares rock, le chant immédiat et séduisant de Roy qui accompagne un texte épineux d'un type abandonné par sa petite amie, quand Street Oblique avec son piano romantique, sa guitare espiègle et comme le précise Roy enregistrée "late one Thursday evening on what sounds like a full moon" nous ramène à Berlin pour une déclaration d'amour. Puis les guitares aiguisées et mariées au clavier psychédélique nous ramènent à Edimbourg sur Where I Am Is Here qui souligne les endroits favoris de Roy comme Princess Street et le pub The Old Chain Pier où il boit sa toute première pinte, en rendant honneur aux beaux yeux de la réalisatrice Margaret Tait qui tourna un film sur la ville. A Glorious Sunset Mistaken For Dawn, plus electro-disco, est une bande son profilée pour Edimbourg, titre emprunté à Debussy pour décrire le "Wagner’s Das Rheingold", quand le vigoureux Vincent surgit, avec une rythmique vagabonde et ronde sur les distorsions de guitares. Vincent été un ami qui contrairement à Van Gogh dit Roy, avait ses deux oreilles, au point d'alerter tout le monde qu'il y avait une fête un samedi soir chez Roy, fête qui a priori, a laissé un souvenir indélébile. Pour conclure ce tour de magie, le titre One Domino, folk et somptueux, évoque la théorie du domino utilisée pendant la seconde guerre mondiale en 1943. Chaque chanson est une histoire narrée par Roy Moller qui nous dépeind des univers variés avec un don pour la création mélodique et l'interprétation, tellement pop et "scottish", pour finir par un pléonasme, que Roy est devenu l'ambassadeur de la scène alternative pop écossaise et comme je le décrivais auparavant, le héro pour nombre de groupes comme les Belle & Sebastian qui lui ont dédié la chanson Roy Walker. Roy Moller est un hérault de la pop et un héro pour Piggledy Pop.
RoyMollerOneDomino
StereogramLabelRoyMoller


Meilleure Erreur - La fille de la côte

La fille de la côte était le premier nom de projet de l’auteur-compositeur Clermontois Yann Pons, devenu depuis Meilleure Erreur depuis 2024...