dimanche 28 août 2016

Fauna Flora

Les quatre musiciens indie-pop de Lancaster en Pennsylvanie commencent l'aventure Fauna Flora en 2013 sous l'impulsion de l'auteur-compositeur, interprète, guitariste, pianiste et batteur, Steve Ward. Il est accompagné de Joe Pisapia à la basse, guitare et chant, Paul Murr à la batterie et Matt Thomas aux claviers.
L'artiste multi-instrumentiste écrit depuis les années 90 quand il se fait connaître avec son premier projet pop Cherry Twister dans lequel joue déjà Joe Pisapia. Le groupe signe l'album Cherry Twister en 1993, puis le 16 titres génial At Home With Cherry Twister en 2000. Plus tard, Steve Ward travaille sur plusieurs albums en cavalier seul et signe de son nom Opening Night en 2003, See and Be Seen en 2004, American Dream en 2010 et Rainbow in the Rain la même année, suivis d'EPs en 2012.



Fauna Flora prend son essor, enregistre et nous concocte un premier album printanier sorti le 1er avril 2014 orchestré avec un ensemble de cordes qui accompagne magnifiquement le thème des saisons décliné sous toutes ses formes et couleurs. Steve Ward ne désarme pas et crée des mélodies toutes aussi magnifiques, alternatives, accrocheuses avec des textes, un timbre de voix, pleins de lyrisme pop. Dès The Mansard Roof and the Maple Tree, la guitare acoustique et les mots nous emmènent à Lancaster, où l'ambiance est stylée indie-pop superbement imagée dans la vidéo signée de Sam Root.



Le rock poursuit avec les riffs souriants des guitares et la batterie sautillante sur Happy Hour qui donne à l'aurore un profil guilleret rythmé et enchanteur quand la chamber pop brille sur The Arms of Winter où les notes des violons et le chant cristallin de Steve, virevoltent, voltigent, légers comme des flocons de neige. L'orgue et les cordes de guitare caressées font équipe sur le country un peu boogie de The Belle of Blue Road idéal pour une balade, jusqu'au langoureux et hivernal As the Story Goes et ses arrangements atmosphériques victorieux. L'acoustique revient avec douceur et harmonie dans Yellow Moon qui nous transporte dans un univers romantique et mirifique avec efficacité. L'orchestre et sa clarinette ouvre la cavalcade de Sunday, A.M au tempo si dévergondé et vitaminé qu'il donne envie de jongler avec les croissants et de retapisser les murs de confiture. Pas de souci pour le désagrément, Head of Fern poursuit sur le même schéma, de quoi rendre la séance de frottage des murs offensif. Les guitares, les claviers, la batterie, le chant, s'accordent dans une énergie rock infaillible.



Puis Lover, Don't Let Me Down fait taper du pied, opiner du chef sur la basse qui taquine férocement emportant la mélodie dans les hautes sphères pop. La fraicheur des cuivres et des cordes sillonnent avec dextérité le superbe The Ides of Spring, effervescent de notes, d'harmonies réussies sur un texte poétique fort soigné qui m'évoque Nick Drake. La dernière chanson arrive trop vite et à son écoute groovy, We've Got to Find the Light démontre que Steve Ward sait écrire et composer des airs alternatifs, orchestrés avec idée et beaucoup d'âme. L'album est magnifique. Je conseille son acquisition avant de le classer dans mon panthéon des disques Piggledy Pop.
FaunaFlora



samedi 27 août 2016

Moon Types

Cela faisait un sacré bail que je n'étais pas allée faire un tour en Suède. Ce pays que j'adore et dont je parle ici souvent nous offre de nouveau un très bon groupe de quatre musiciens aux écharpes bicolores et aux clarks cabossées.
Les Moon Types sont le fruit de la rencontre dans un bar de Jesper Klein et de Stephen Naron qui en 2008, décident de faire des chansons ensemble, respectivement au chant, guitare et à la basse. Ils enregistrent les premières mélopées en 2010 et songent les jouer en concert quand ils recherchent un batteur. Jesper Nyrén se joint à eux armé de ses baguettes. Il sera suivi de la petite soeur de Jesper, Josefin Klein pour compléter le groupe aux claviers et au chant.
Fins prêts avec des mélodies galbées et fleuries dans leurs besaces, ils passent en studio en 2011 pour travailler sur leurs chansons et début 2013 l'EP Technical Heights apparait avec la participation d'Olli Nouisiainen à la guitare et de Mirjam Pettersson à la trompette.



Jesper est fan de Syd Barrett et signe en 2013 une ode à l'artiste appelée Purple Girl, dédiée en partie à la fille de Stephen. Le groupe écoute et aime Yo la tengo, The Feelies, Woodlands et Peter Moren avec qui il partage la scène en concert, Sonny & The Sunsets, Real Estate, The Pastels, Teenage Fanclub, Beachwood sparks, etc, tous de superbes groupes qui les influencent pour notre plus grande et poppeuse joie.
Il y a un an, le 15 août 2015, Moon Types signe un deuxième EP extrêmement solide et convaincant. Les trois titres sont d'une qualité d'inspiration et de composition flamboyante. On y retrouve leur passion pour la nature, l'amour et la musique, leurs thèmes favoris exploités avec des arpèges énergiques et envoûtants sur Know the Reason puis avec des harmonies délicates et feutrées sur Nothing's Holy et Do It All Over Again. La Pop alternative et hautement mélodieuse qui accroche l'oreille et y reste douillettement, est orchestrée avec des guitares variées, du banjo, du piano, de la trompette, du glockenspiel et de la batterie. Merci encore au fabuleux label américain Jigsaw Records de suivre l'initiative des Moon Types. J'ai espoir qu'ils ne tarderont pas à nous combler avec de nouvelles, aussi magnifiques chansons.
MoonTypes



jeudi 25 août 2016

The Young Sinclairs

Le groupe est formé en 2005 en Virginie autour de Samuel Lunsford, auteur-compositeur et chanteur qui enregistre en DIY ses titres essentiellement dans son home-studio, appelé The Mystic Fortress. The Young Sinclairs font eux-mêmes toutes les pistes avec l'ingénieur son John Thompson au mixing, aussi parfois batteur et surtout guitariste dans le groupe.
Tous les deux multi-instrumentistes et auteurs, ils s'allient à un autre musicien de talent et chanteur, guitariste, bassiste du groupe Daniel Cundiff qui partage le chant avec Samuel et sait également écrire des chansons quand il n'est pas batteur avec son autre projet Eternal Summers. Récemment c'est un frère de Samuel, Joe Lunsford qui prend le siège de batteur. Un autre guitariste et bassiste entre dans cette équipe de musiciens incroyables, Kyle Harris, qui est le cinquième Young Sinclairs depuis les débuts de l'aventure.



Le quintet pop aime et écoute The Byrds, The Kinks, The Beatles, The Who, Love, Rolling Stones, Tom Petty & The Heartbreakers,The Church, Syd Barrett des Pink Floyd et font rayonner leur chansons pop en partageant la scène avec The Brian Jonestown Massacre ou The Lovetones.
En quelques années The Young Sinclairs offrent six albums, Indian Winter en 2006 sur lequel Daniel est au chant, Feel Bad en 2007, Songs Of The Young Sinclairs en 2009, Chimeys en 2010, Love to you en 2011 et This is the Young Sinclairs en 2014, suivi d'une flopée de singles et d'eps, en vinyle ou cassette, des apparitions sur une foule de compilations et la parution récente en janvier 2015 du single Change your Mind. Cocktail furieusement inspiré des The Who, the Young Rascals, les cinq américains composent des odes pop à l'âme sixties, garage et rock avec modernité et une interprétation fabuleuse. Leur inspiration fertile se retrouve dans les textes amoureux, ensoleillés et dans les harmonies, rock'n roll, psychédéliques, bondissantes et revigorantes. Les albums de The Young Sinclairs sont de véritables sucres d'orge pop à écouter absolument tout comme l'excellent album Sam Lunsford concocté en solo, bijou de mélodies, de 2012 via son label et studio Mystic Fortress.
MysticFortress







lundi 22 août 2016

Colorama

Le Pays de Galles regorge de précieux artistes et Colorama, de Cardiff, y dépose sa pierre pop psychédélique depuis 2008 avec un premier album Cookie Zoo. Le thème favori qui fait ritournelle dans les chansons est 'la musique', ce qui n'étonne pas sachant qu'on a affaire à Carwyn Ellis, un activiste de la pop, producteur, auteur-compositeur, multi-instrumentiste.
Entouré sur scène et en studio d'une brillante bande de musiciens, Colorama marque les esprits des poppeux dès cet opus trouvant un public de plus en plus solide au fil des concerts comme celui de Glastonbury en juin 2009 quand son meilleur ami et bassiste avec qui il fonde le groupe, David Fletcher, meurt. Un deuxième album suit en septembre 2009 ; Magic Lantern Show offre des titres en anglais et en gallois, dont Dere Mewn devenu depuis un hymne contemporain pour les gallois.




Colorama signe le troisième album Box qui lui vaudra d'être nominé aux Welsh Music Prize et d'imposer le langage gallois au grand public notamment via le quatrième album Llyfr Lliwio écrit à 100% dans sa langue. Ces deux disques sont somptueux, arrangés avec dextérité et ornés d'une pléiade de magnifiques titres, interprétés avec magie, écrits avec une inspiration épatante et joués admirablement bien. Les orchestrations de cordes, de guitares, piano, rythmiques et cuivres subjuguent.
Carwyn Ellis qui apprend la clarinette en école de musique à 8 ans, complète son éducation familiale musicale avec le basson à 11 ans et plus tard joue de l'orgue, de la guitare et du piano, accompagnant sur scène Oasis, Paul Weller, Shane MacGowan, Edwyn Collins, Van Morrison, Neil Young, Ryan Adams, Stereophonics et Proud Mary. Carwyn parle de sa mère "She wanted me and my brothers to learn as well,” says Carwyn. “My mum was a keen musician. She played the organ in church and the piano in our local pub. “She said she played the devil’s music on a Saturday night and she played God’s music on a Sunday!"





Carwyn adolescent écoute The Beatles, The Stones, The Doors,The Pixies et Hendrix. Prolifique, passionné, plus rien ne freine sa décision de voler de ses propres ailes quand il atteint 30 ans. Après quatre albums en guise de chefs d'oeuvre pop, il est lancé pour un cinquième en 2012 avec son ami Edwyn Collins (Orange Juice) aux manettes en studio pour signer Good Music, un nom qui leur va comme un gant.
En 2014, le musicien continue sa route avec l'ep incroyable Heaven's Hotel qui annonce l'album Temari, suivi de la compilation Dere Mewn reprenant ses titres en gallois. Cette année Colorama s'allie au trio Plu, Elan, Marged et Gwilym Rhys pour signer en octobre 2016 un album sous l'alias Bendith. Carwyn y dévoile son amour pour le Carmarthenshire, l'endroit où il passe son enfance, la maison de ses grand-parents appelée Danybanc, sur des arrangements et des harmonies intimistes splendides. Piggledy Pop range Colorama dans son panthéon. Je suis fan des titres en gallois que je trouve mélodique, si doux et harmonieux.
Colorama






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