dimanche 20 janvier 2013

Jim Ruiz Set

Jim Ruiz Set de Minneapolis viennent de faire paraitre en Octobre 2012 leur troisième magnifique album Mount Curve Avenue. Le titre fait référence à la maison où le disque a été enregistré, une demeure splendide de 1926, emplie de charme nostalgique, de livres, de meubles d’époque et d’histoire qui ont porté le groupe dans une ambiance particulière. Jim Ruiz écrit des chansons depuis presque 20 ans, connu et reconnu dans le milieu pour être un magicien de la composition sous le nom de The legendary Jim Ruiz Group. Sur le titre Katerine de l’album Sniff, évidemment, c’est l’ami Philippe Katerine qui vient glisser son chant élégant.


Ici Jim est entouré de Emily Ruiz à la batterie, chant et de Charlotte Crabtree à la basse et chant. Jim joue de la guitare, de la basse parfois et chante. Mount Curve Avenue est produit par le très réputé Allen Clapp qui vient apporter son savoir-faire au piano et au tambourin, notamment sur Wishing her Away. Il y a aussi dans le studio, Peter Robelia à la trompette, Clint Hoover à l’harmonica, Mike Crabtree, Brian Tighe, Jim Ouska, Max Eider aux guitares, David Hamilton, là encore Jim Ouska, David Salmela aux claviers et piano. Jim Ruiz offre des reprises de Galaxie 500 en 2004 sur Snowstorm Tribute to Galaxie 500, superbe album sur lequel on retrouve une belle équipe en studio là aussi : San Fadyl, Dave Auchenbach, Gary Olson, Brian Macbeth, Jennifer Baron, Magoo, Portastatic, Sasha Bell et Jeff Baron (les experts ès- indie-pop reconnaitront les noms). Sur Mount Curve Avenue, Jim Ruiz nous emmène à son bras pour une balade pop savoureuse, décorée d’influences bossa allant d’Astrud Gilberto ou de Beaumont sur Allisson, I Had Learned... ou encore Miss Fortunate, de sonorités country et jazzy sur Young Mr. Ruiz, Neo Acoustic Ambassador et le swing génial de Schwinn Continental en faisant un détour dans l’univers de Burt Bacharach et l’harmonica endiablé de Down at the Viking et Clint Hoover. Il y a même une embardée ska sur Volkswagon Vanagon et d’augustes particules pop sur Would you be there, puis un sophistiqué Again qui avec ses paroles poétiques boucle la virée sonore et la flânerie mélodique. Mount Curve Avenue est charmant, désarmant de romantisme et le magique Jim Ruiz revient avec une collection adorable de titres, à déguster sans modération. JimRuizSetBandcamp

 

samedi 19 janvier 2013

Pale Sunday

Liés par leur passion de la pop et fans de Sarah Records, les quatre brésiliens de Pale Sunday commencent l’aventure au début du XXIème siècle en enregistrant une cassette Dreamscape, puis un EP de démos qui porte le joli nom de Everything Starts When You Smile. Le label Matinée Recordings les accueille dès 2003 en signant le premier EP A Weekend with Jane. Offrant un clin d’oeil au La’s, le titre A Weekend with Jane qui s’ouvre sur les mots there she goes présente l’EP prometteur, enthousiaste, garni d’harmonies pop, de riffs et de rythmiques accrocheurs.
Les articles et chroniques suivent les Pale Sunday de près, leur son Teenage Fanclub recueille un franc succès lors des concerts. Ils apparaissent sur la compilation de reprises des Smiths en 2004, Romantic and Square is Hip and Aware avec le titre I Know It’s Over, puis sort leur opus Summertime? en 2005 avec une suite de 10 titres solides, énergiques de la la la, de hand-claps, fourmillants de paroles amoureuses et d’instruments guillerets, trompette, guitares, claviers et tambourins à gogo. The White Tambourin ouvre le bal, suivi de Mary qui est dans la veine des Pastels, puis Sunday Morning tenu sur des notes pop avant le rockeux Twiggy Superstar et les somptueux My Punk Girl, puis Never Fall Apart. Ces premiers morceaux représentent un travail collectif tandis que les quatre titres suivants sont de la plume du créateur des Pale Sunday, Luis Gustavo.
Composé de belles métaphores, de mélodies majestueuses et ensoleillées, Summertime? restera une valeur sure dans les discothèques des aficionados de la pop. En 2007 le groupe joue beaucoup sur scène et se reforme autour du noyau de base Luis Gustavo à la basse et au chant et Sineval à la guitare avec en bonus à la guitare Tiago Fuzz et Gustavo Az à la batterie. Toujours dans la veine des Belle & Sebastian, BMX Bandits, Smiths, Camera Obscura et des Trembling Blue Stars dont ils reprennent Helen Reddy, les Pale Sunday et la jolie voix de Gustavo reviennent avec les EP Shooting Star en 2010 et en 2012 The Fake Stories About You and Me, comportant chacun quatre nouveaux titres. Aux amoureux de la twee et indie pop, vous pouvez trouver Pale Sunday en boutique chez notre ami Jimmy de Matinée Recordings là : MatinéeRecordings
PaleSunday
Pour en savoir davantage sur ce superbe label Matinée Recordings, il y a Piggledy Pop là:
MatinéeRecordingsPiggledyPop

 

mercredi 16 janvier 2013

Tomten


Tomten m’accompagne partout, parce que son disque Wednesday's Children sorti en juin 2012 est à mon avis, une des meilleurs productions de l’année passée. Tant au niveau de l’écriture, avec ses paroles sucrées, qu’à l’interprétation qui est digne de Love, BlueBoy, Lloyd Cole et dans l’instrumentation avec les guitares rétro, l’orgue et les clarinettes, d’Essex Green et du Velvet Underground. Un brin psychédélique, les morceaux comportent des mélodies portées parfois par simplement la voix, une guitare et un clavier et qui se dévoilent être in fine, des chansons intemporelles magistrales. Tomten sont quatre amis de la même école d’arts de Seattle qui commence leur charmante coopération en avril 2012 avec l’EP Ta Ta Dana. Ils se rencontrent en 2010 et c’est autour du maestro Brian Noyeswatkins qui compose, chante, joue guitare et clavier, que gravitent les trois autres sublimes musiciens : Lena Simon à la clarinette, basse et chant qui signe le titre So so so, Gregg Belisle-Chi à la guitare et chant, Jake Brady à la batterie. Les compositions aux sonorités rétro sixties de Brian Noyeswatkins sont aussi modernes, alternatives, frappées d’une pop scintillante et accrocheuse absolue. Sa voix charismatique porte avec beaucoup de tenue, de charme et d’élégance ses titres tout aussi percutants. Les harmonies pop que le quator offre sont impeccables. Wednesday's Children est complétement abouti et il n’y a aucun déchet. Tous les titres sont beaux, construits avec brio, entrainants, dansants ou envoûtants. La basse taquine quand les tambourins diablotins dévergondent les claviers et les guitares sur le chant absorbant et arrogant d’excellence, comme sur Bertolt Brecht, sur Springtime In Tangier, ou encore sur le royal et Gainsbourgien Salamander Jack, le symphonique Rhododendron Rd. et le titre chair de poule, Lofty. Brian Noyeswatkins est un auteur compositeur qui réserve de belles surprises et inspiré par la littérature, le cinéma, ne risque pas la panne sèche en matière de composition. Admirateur des Beatles et Abbey Road, des Cure et Disintegration, de Ray Charles et Modern Sounds In Country And Western Music, et dans une interview à la question How do you think you will die? il répond de manière poétique et imagée Maybe a nice heat stroke in the south of France in my 70′s when I’m going through my leathery Belmondo-faced phase surrounded by beauties and colorful cocktails. Or maybe I’ll go out like Tennessee Williams choking on something mundane like an eye-drop bottle-cap. 
L’ensemble de l’album fait honneur au genre de la pop, baroque et psyché, avec ce qu’il faut de naïf en tenue de camouflage et ce qu’il faut de subversif et de sensuellement provocant sous la couverture. Piggledy Pop est fan, classe Tomten et Wednesday's Children en haut de la pile de disques et je garantis qu’il le restera un long moment sans pourtant prendre la poussière. TomtenBandcampTomtenSite

lundi 14 janvier 2013

Jacco Gardner

Jacco Gardner est un artiste néerlandais majuscule qui, suivant la définition du mot, propose un univers, est un créateur inspiré, un artisan de la musique au talent infini de multi-instrumentiste. Il compose, écrit et assure tous les instruments de ses disques : clarinette et basse (qu’il apprend entre ses 8 et 10 ans) clavecin, guitare, flûte, piano etc. Ses chansons classées pop baroque psychédélique tiennent du génie. En solo depuis peu, Jacco Gardner fait partie aussi du duo garage pop The Skywalkers qu’il assure avec Hugo van de Poel depuis qu’ils ont 12 ans. Ces deux amis d’enfance se complètent musicalement, se comprennent en découvrant Syd Barrett à l’âge de 15 ans, partagent alors leurs disques de Donovan ou Billy Nichols et cultivent le même terreau musical. Jacco faisant des études pour être producteur, les deux amis habitant à Utrecht et voisins, ils enregistrent leur premier EP vinyl Year One eux-mêmes, à la maison, en 2010. Depuis, les deux compères et complices qui se sont mis d’accord pour également travailler chacun de leur côté à leurs projets solos, se retrouvent finalement à combiner leurs chansons. Jacco signe de sa griffe deux EP en 2012, Clear The Air et Where Will You Go (qu’il garde dans sa besace depuis ses 18 ans et les a ici remixés). Les deux disques qui nous butinent les oreilles avec des mélopées psychédéliques sublimes et incroyablement bien ficelées trouvent illico leur audience et déjà Jacco accompagné de Jos Van Tol, batteur, Keez Groenteman à la guitare et Jasper Verhulst à la basse part pour une tournée européenne avec deux ou trois dates par semaine, qui comportent Berlin, Londres, Paris le 22 février prochain et le festival SXSW d’Austin, en juin. The Skywalkers signeront des singles prêts à être enregistrer bientôt et Jacco Gardner, fertile et motivé, signe à 24 ans son premier album Cabinet of Curiosities en 2013 dont les 12 titres ornés de pop baroque sont éblouissants de qualité. SkywalkersJaccoGardner  


Meilleure Erreur - La fille de la côte

La fille de la côte était le premier nom de projet de l’auteur-compositeur Clermontois Yann Pons, devenu depuis Meilleure Erreur depuis 2024...