vendredi 9 juillet 2010

Lost and Lonesome


Lost & Lonesome est actuellement le label pop indépendant le plus prisé. C’est Stanley Paulzen, dont le nom d’artiste est Fred Astereo, grand musicien qui excelle à la batterie qui crée le label à Fitzroy en 1997. Parmi les signatures, il y a les Lucksmiths, Aislers Set, Bank Holidays, the Ladybug Transistor, Zebras, The pain of being a pure heart, Smallgoods, Je suis Animal...
Stanley est un personnage. Créateur inspiré, artiste complet, il accompagne à la batterie les Lucksmiths ou encore un des groupes tout récent du label Bart & Friends qui sort cette année le disque Make You Blush orné de candeur et de splendeur.

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Son projet solo, Fred Astereo, est un phénomène. L’artiste plait aux fans de Morrissey, des Lucksmiths et Jens Lekman. Piggledy février 2008 : Avec lui, c'est tous les orteils qui s'agitent, la tête qui dodeline sans plus aucun contrôle. Les paroles, comme la musique sont enjouées. Les instruments participent à la bonne humeur générale du disque, comme le ukulélé et le glockenspiel dans Chuck it Out. La voix est tonitruante. L'album entier est mirifique. Ce monsieur Astereo est un rebel éclatant, hallucinant d'humour.

StyllFlyinRunawayTrainMP3

Passionné, Stanley Paulzen gère son label de belle manière depuis plus de dix ans et il est sur le point de devenir une entité, un grand nom dans le domaine indé, comme l’est Matinée Records, Hands and Arms ou feu Sarah Records.
Sa dernière signature est ses amis californiens de Hellogoodbye, du powerpop dynamisant proposé sur support cd ou vinyle (45 tours absolument chic, dont les sillons sont dorés). Lost and Lonesome sort aussi Still Flying, ce nouveau groupe australien avec Mark Monnone (ancien des Lucksmiths, qui participe à Bart&Friends et conduit son projet, Monnone Alone).

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Cette grande famille de compositeurs indépendants, gâte les amateurs de pop dans le monde entier, d’Oslo (Je suis animal) à New-York (Ladybug Transistor, Aislers set), à Melbourne (Lucksmiths). La compilation du label Care-package 2010 offre ce panel de talents dont les Bank holidays et leur disque Sail Becomes a Kite sorti en juin dernier dont je parlerai en détail prochainement.

LostandLonesomeLABEL
MYSPACE





jeudi 8 juillet 2010

500 Days in Summer


Film fabuleusement pop, 500 days in Summer est présenté au festival Sundance 2009 (festival lancé en 1985 par Robert Redford qui honore chaque année des films indépendants comme Once, Little Miss Sunshine). Le film est présenté également au festival de Deauville.
Le réalisateur américain Marc Webb offre là un superbe premier long-métrage griffé et stylé. Son second film, adaptation du roman danois Just another Love Story a remporté un franc succès en 2010. Il a été élu pour réaliser le prochain Spider Man, sortie prévue en 2011.

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Passionné de musique indépendante, Marc Webb en présentant 500 days in Summer signe un hymne à la pop grâce à une Bande Originale qui ravira les lecteurs de Piggledy et dessine un cadre esthétique, technique et cinématographique excellent. Mychael Danna, compositeur de la BO, avec Rob Simonsen, a travaillé au placement des titres dans le scénario de manière soignée et intelligente. Ils ont enregistré certains morceaux avec un orchestre de chambre qui se lient parfaitement à la liste de titres pop, créant ainsi une osmose qui apporte une vivacité supplémentaire aux images.
Les tenues et accessoires sont arty sixties. La décoration, les mises en scène sont romantiques, drôles, précieuses. Les gadgets dans la chambre de Summer, trônant sur les meubles kitschy avec la toile de Jouy aux murs tend vers l’art déco pop, un réel délice du genre.


Les acteurs culminent chacun dans leur rôle. Les deux protagonistes, Tom Hansen joué par Joseph Gordon-Levitt (récemment dans Inception avec Di Caprio) et Summer Finn interpreté par Zooey Deschanel (actrice dans Almost Famous, Yes Man, etc, chanteuse, musicienne du duo She & him avec M.Ward) . La distribution est séduisante, la jeune Chloe Moretz joue Rachel Hansen, la petite soeur de Tom, Geoffrey Arend joue McKenzie, collègue de Tom et Matthew Gray Gubler, Paul, ami confident de Tom (acteur qui interprete le jeune dr Spencer Reid dans Esprit Criminel et dont la première apparition est dans La Vie Aquatique de Wes Andersen avec Bill Murray)

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L’histoire : Tom, qui a loupé son diplôme d’architecte, travaille en trainant les pieds dans une société de cartes de voeux. Jusqu’au jour où la nouvelle assistante du boss, Summer, arrive dans les bureaux. Ils s’aperçoivent qu’ils aiment la même chanson There is a light that never goes out des Smiths. Coup de foudre. Les sentiments de Tom pour Summer, durant 500 jours sont déclinés, en crescendo, mais aussi déclinants, car Summer ne les partage pas. La déception et la peine de coeur de Tom sont abordés avec drôlerie et suspens.
L’originilaté du film est dans la manière d’aborder l’histoire. Le réalisateur fait un compte à rebours et c’est un kaleidoscope d’émotions, d’images, de chansons, de références et clins d’oeil (Beatles, The Graduate). Cocktail d’innocence, de naïveté et de charme, 500 days in Summer (500 jours ensemble), est un film indépendant qui délivre un sacré hommage à la pop musique. Un bijou.
Trailer VO

Trailer Français

mercredi 7 juillet 2010

Butcher Boy


Butcher Boy n’a rien à voir avec les entrecôtes où le pâté de gorin. C’est le titre d’une chanson traditionnelle irlandaise, d’un roman de Patrick McCabe et Butcher Boy est l’un des groupes de pop indé du moment le plus époustouflant, dont l’univers musical est loin des chambres frigorifiques ou des esses sanguinolentes.
Origine de Glasgow, le chanteur-guitariste et mélodiste John Blain Hunt est celui qui dessine ce projet en 2004. Auprès de lui, il y a sept musiciens et les compositions de John les mettent tous en valeur.

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Mandoline, trompette, cornet, flûte, guitares, violoncelle s’executent remarquablement sur des airs pop dignes de Joe Meek, Belle and Sebastian ou Tindersticks. Le jongleur de mélodies avoue dans une interview que ses disques favoris sont signés des Smiths, Aislers Set, Dexys Midnight Runners, Go Betweens et Love Story de Lloyd Cole, marottes musicales loin de déprécier le personnage.


L’orchestration des titres qu’écrit John est rebondissante et le rythme alternatif ressort dans l’emploi des mots précieux choisis. Les textes féconds et gironds soufflent une vague de poésie sur Profit In Your Poetry, premier album des Butcher Boy en 2007. Ce joyau de dix titres est simplement beau. C’est de la pop écossaise pleine, ronde, juteuse. La perfection épique de la caisse claire qui ouvre le bal des violons sur Keep Your Powder Dry. John narre ses heureux souvenirs d’enfance, ces petits moments sucrés, doux leitmotiv du style charmant et naif de la pop indé. Où Butcher Boy touche à l’essentiel dans Girls make me sick, I lost myself par exemple, c'est en maitrisant l’art de riper la mélancolie sur les notes joyeuses ou de nommer le titre le plus nostalgique Fun.

Fun

La pop revient dans le dernier album du groupe en 2009, React or die. Constamment dans le domaine de l’orchestration de chambre, les dix titres sont jubilatoires et incantatoires. Sentimental et romantique, le disque soulève légitimement le thème de l’amour, l’examine sous toutes ses coutures, de manière thétique et toujours esthétique. La basse, le melodica de Fraser Ford dansent (You're Only Crying For Yourself), les guitares de John et Robert Spark sont gaillardes (Clockwork), le violoncelle de Maya Burman-Roy et le violon de Aoife Magee virevoltent (This Kiss Will Marry Us), les claviers d’Alison Eales roucoulent (Sunday Bells), les percussions de Findlay Mackinnon taquinent la mandoline (when i’m asleep) et le piano de Basil Pieroni (Carve a pattern). Le cornet dans Anything Other Than Kind est splendide. La troupe qui aime manger des chips, siroter du dr pepper en écoutant Teenage Fanclub, Nick Drake, Gainsbourg, Velvet Underground produit ici un disque délicieux et noble. Une création hautement conseillée qui sera je l’espère bientôt pérennisée.
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dimanche 4 juillet 2010

Lukq


J’ai découvert Lukq (Luc Arnaud) il y a un peu plus d’un an, dans une petite galerie d’art bruxelloise où il donnait un concert intimiste en compagnie de François (François Marry alias François and the Atlas Mountains). Tous les deux se connaissent depuis des lustres, binômes, des frères d’âmes et d’armes musiciennes. Luqk est aussi un ami de Ladybird avec qui il travaille sur scène et à la composition de morceaux.

Ensemble, avec François et d’autres groupes, ils forment la famille On a Cloud Collective. Alors que François est exilé à Bristol, Lukq s’est expatrié depuis des années en Nouvelle Zélande et vient de faire un passage en France.


Luqk a du charisme et une manière instinctive de faire de la musique. Il fait partie de ces artistes qui ont la pratique, l’inspiration et la sensibilité pour devenir instantanément des magiciens de leur art.
2008 Luqk concocte un superbe album nommé Music from Limbrick Street (Aquarelle pochette Music From Limbrick signée François Marry). Sur ce bijou essentiellement instrumental de 14 titres, il dévoile et développe tout son savoir-faire. C'est plein de sonorités, d’arrangements et d’instruments qu’il assure lui-même. L’écoute nous transporte dans son quotidien, à Wellington, nous accueille près de l’homme et dans l’intimité de l’artiste.

2009 sort l’album Blablabla, bondissant, juteux, enchanteur et orné d’influences indie. Il y a du Kodachrome des Simon & Garfunkel sur Blue Lies, des guitares qui sonnent pop anglaise, des clap-hands, maracas, trompette assurée par François sur Graveyard. C’est Luqk là aussi qui joue la ribambelle d’instruments et irrigue tous les titres de son interprétation soignée et ludique. Son guitare-voix est touchant. Il enrichit son repertoire franco-anglais de son timbre de voix agile et sensuel, répondant à ses doux arpèges de guitares à la manière des Kings of Convenience.
Blablabla est placé dans mon top des albums de l’année 2009. A écouter et chérir.

OnAcloudCollective
Lukq



Meilleure Erreur - La fille de la côte

La fille de la côte était le premier nom de projet de l’auteur-compositeur Clermontois Yann Pons, devenu depuis Meilleure Erreur depuis 2024...