vendredi 25 juillet 2008

Shout Out Louds


Encore un groupe de Stockholm, ville où il fait décidément bon vivre quand on aime l'indie-pop. La Suède est un vivier de magiciens dont font partie les Shout out Louds. Adam Olenius, Ted Malmros, Carl Von Arbin, Bebban Stenborg, et Eric Edman proposent un opus en 2005, Howl Howl Gaff Gaff. D'emblée le disque montre un enthousiasme et un talent certain, avec des compositions hybrides de new-wave et pop. La voix notable et remarquable d'Adam me persuade même qu'il est le fils spirituel de Robert Smith de Cure. Mélancolie et niak sont intimement mêlées dans son timbre de voix et les rythmiques, claviers, instruments à cordes révèlent une virtuosité bien assise.

Normandie est un des titres du dernier album de mai 2008 Our Ill Wills, bijou pop de fond en comble. Le deuxième album des suédois, comme le premier, est produit par Bjorn des Peter, Bjorn & John (cf Peter Morèn, Piggledy du 13/04/08). De ce trio suédois lui aussi, John Ericsson s'est joint à Shout ou louds et joue la batterie sur Our Ill Wills. Mais ce n'est pas le seul, plein de musiciens ont participé à l'enregistrement, notamment Dan de Absentee. Le disque est une réussite, une envolée de superbes textes sur des airs pop-rock marquants et efficaces.

La nouvelle est la sortie d'un ep le 4 Août prochain, Impossible. Idem pour cet album de 5 titres, clonage de joie, peps et passion que le groupe partagera avec nous dès le 5 Août en partant sur les routes d'Europe pour des concerts prévus jusqu'en Octobre. Voici un avant-goût, une présentation des 4 garçons et 1 fille qui forment le quintet Shout out Louds, présents dans cette récente vidéo de Impossible, où ils entonnent, évidemment : " It's possible ! "
myspace.com/shoutoutlouds

mercredi 23 juillet 2008

Kambourines


Originaires de Bergen, les Kambourines sont un duo Ragnhild Kambo au chant et Endre Olsen, chant et guitare. Le couple part vivre à Liverpool où ils rencontrent Chis Marshall, guitare et mandoline, mais aussi Joe Keelan, chant, banjo, mandoline, Oli Hugues batteur sur le titre White Flag, et Kathy Halter à la clarinette.
Au coeur du projet, Ragnhild et Endre composent des chansons folk, donnant une nouvelle impulsion au style grâce au chant. Leurs voix sont scotchantes et fulgurantes de beauté. Les guitares, mandoline et banjo se lient à leur chant créant une ambiance intimiste energique.

Les Wombats, avec qui ils partagent la scène, disent des Kambourines dans une interview du NME : "Ils ont des harmonies surprenantes et incroyables, très folk-pop, un grand groupe avec des chanteurs folk excellents. La chanteuse a une voix absolument extraordinaire, elle pourrait mettre un homme à ses genoux en une seconde". C'est vrai, leur style est puissant et les Wombats précisent : "this band is a must !"
Pas encore signé sur un label, le groupe a d'innombrables titres qu'il joue dans les pubs en sillonnant l'Angleterre, ses pubs et festivals.
Je les connais par leur passage sur des radios anglaises car peu d'articles du net sont parus sur eux pour l'instant, Piggledy Pop les présente donc en avant-première avec plaisir.
Ils sont superbes et brillants sur scène, parait-il, avec un Endre déchainé qui offre des pas de danse diaboliques dignes d'un Grease spécial folk.
Sur Golden Age, Ragnhild chante "Here's one more song, to wish you welcome..we are so glad to have you back again", les paroles continuant sur la notion du Temps, rythmée par le tambourin-métronome. J'éspère que les Kambourines viendront bientôt jouer du tambourin de ce côté de la Manche. "You stay here a while, tomorrow we'll make things right"...
myspace.com/thekambourines

vendredi 18 juillet 2008

Fleet Foxes

Combo originaire de Seattle, les Fleet Foxes ont sorti le 3 juin 2008 un album remarquable, surement le meilleur de l'année.
Le jeune groupe comprend Robin Pecknold, Skyler Skjelset, Casey Wescott, Christian Wargo, Josh Tillman et ces 5 artistes font preuve d'une maturité époustouflante. L'album Fleet Foxes est d'un professionnalisme et d'une qualité artistique absolus. Agés de 20 ans, les musiciens du groupe sont déjà comparés à Led Zeppelin ou les Who. Pour ma part, si je devais évoquer un autre groupe je dirais The Stevenson Ranch Davidians. Ce qui est sûr c'est que Fleet Foxes est inspiré et talentueux. Les comparaisons sont vaines.
Après avoir présenté un ep éponyme en 2006 et Sun Giant en février 2008, extrémement débridé, l'album vient confirmer leur don réel, authentique.

Le rythme est donné par le tambourin, la flute de pan, les synthés psychédeliques, les tambours, banjos et guitares. Tous les instruments sont mis en valeur et maitrisés avec charisme. L'ambiance y est folk et décrite par le groupe "Baroque harmonic pop jams". Là encore les compostions et les paroles des Fleet Foxes prouvent leur maturité. Ils semblent porter en eux l'histoire de l'amérique et vouloir partager leur culture et leurs origines. L'album nous conte des récits piquants et romanesques sur des airs de mandoline affutée qui nous plongent immédiatement dans l'atmosphère country des prairies du far west: dans Ragged Wood "I was following the pack, all swallowed in their coats, with scarves of red tied ’round their throats, to keep their little heads, from fallin’ in the snow" ou dans Oliver James " Back we go to your brother's house emptier my dear, The sound of ancient voices ringing soft upon your ear" dans He doesn't know why "See you rugged hands and a silver knife, Twenty dollars in your hand that you hold so tight".
Chaque titre a un scenario lyrique et puissant. Les Fleet Foxes ont choisi une peinture pour la couverture du disque Les proverbes flamands, de Bruegel, peintre flamand du XVIe siècle. Cette toile représente une centaine de proverbes à l'image de la richesse des textes de l'album. Là encore, nous leur découvrons un goût certain pour l'art et la subtilité de ce nouveau et suprême groupe.
myspace.com/fleetfoxes



jeudi 17 juillet 2008

Poison Control Center

Nouveau venu dans le monde de l'indie et la grande famille de la pop alternative, les Poison Control Center (PCC) existent depuis 2002. Leur deuxième album A Collage of Impressions est apparu en décembre 2007 après Kennedy de 2005. Le dernier album comme le premier, est une perle, une réussite sur toute la ligne. Le quator formé de Patrick R.Tape Fleming, chant et guitare, Joey Terry, chant, basse, trompette, Devin W. Frank, chant, guitare, trompette et Donald Ephraim Curtis III, chant, piano, cor, saxophone et batterie, gagne à être écouté et vu.

Nombre de chroniques soulignent le fait que PCC donne des concerts qui épatent, éblouissent et captivent. Que demander de plus d'un album qui frôle la perfection offert par des musiciens divins sur le plan scénique? Monsieur Schneider, leader de Apples in Stereo et leader du label américain Elephant6, ne s'y trompe pas. Il les a invité à participer au pop Athens Festival, à faire un single avec eux et la tournée avec son groupe.

Il y a du Guided by Voices dans leur rock energique, du Neutral Milk Hotel dans leur style psyché, du Of Montréal dans les sonorités rock-garage des années 60. Les vibrations sont tenaces, les rythmes à la hauteur de l'intelligence des paroles. Les compositions sont démentes. En live, le quator est indétrônable faisant des acrobaties avec le cor, le saxo, violon, basson... le public est unanime.
Voilà une fichtre bonne production pour rafraichir les lourdeurs de l'été, avec au mastering, Doug Van Sloun (Bright eyes, Rilo Kiley).
A Collage of Impressions c'est du rock-indé de bon aloi et dans les formes de l'art.
myspace.com/thepcc



Meilleure Erreur - La fille de la côte

La fille de la côte était le premier nom de projet de l’auteur-compositeur Clermontois Yann Pons, devenu depuis Meilleure Erreur depuis 2024...