Découvrez l'auteur, compositeur et artiste complet, Arnaud Fleurent-Didier ! Il nous fera découvrir son univers lors d'un vidéo Chat d'une heure le 02 juillet sur AlloMusic !
Rendez-vous le vendredi 2 juillet à partir de 18h : http://www.allomusic.com/chat
Par soucis de date et de délai, on me demande d'enlever la chronique sur Axel and the farmers. Elle sera derechef en ligne en Aout pour la sortie du disque. Désolée pour les lecteurs qui apprécient d'être informer avant l'heure.
Club8 nous livre un septième disque plein de soleil, ça sent le monoi et les gambas grillées. Je n’aime pas le terme croquignol de “galette” pour désigner un disque, mais là le mot galettas sied mieux. Présentation des Club8 dans ma chronique là: Piggledy18/06/2008
Les deux suédois Karolina et Johan ont un don pour explorer puis appliquer divers styles musicaux dans leurs compositions. De la pop à la bossa, ils créent une ambiance samba dans leur dernier albulm The People's Record paru le 10 mai dernier. A l’écoute de l’album on est trimballé aux Antilles, drapé de sons haïtiens, balancé au Ghana, envahi par la rythmique des tambours sacrés de Cuba. Il y a une pléiade d’instruments qui construisent une structure rythmique ensoleillée sur tout l’album, tous assurés par Johan. Sa créativité nordique resplendit aux côtés de Karolina, rayonne dans les guitares et le chant. L’ensemble est fabuleusement tropical.
The People's Record est un tryptique sonore : la voix d’ange de Karolina accompagnant le pétillant des accords de Johan, une vague de chaleur à écouter tout l’été qui tanne l'oreille, la classe délicate et enjouée du duo suédois Club8. Les guitares de Johan swinguent, ses coups de tambour armé de ses couronnes de sistres bondissent. Plonger dans les sons parfois zouk de Isn’t that great permet d'imaginer Frankie Vincent s’enfiler du hareng RollMops, s'immerger dans les claviers psyché caribéens de Dancing with the mentally ill permet de voir les Aphrodites Childs avec leurs jupes à bananes dans une pub pour les biscottes Wasa, écouter l’excellent Like Me et ce sont les gens de Boney M qui ont des cornes de vikings qui poussent sur leurs coupes afro. Les cuivres assaisonnent les 10 titres d’ambiance latino fort galbée.
People speak, le titre qui conclut The People's Record, termine l’écoute de manière spirituelle via la voix de Karolina qui annonce “I’m going to be air and sky when I die”. Le duo scandinave s’inspire de son séjour au Brésil et avec le mix de l’ingénieux producteur Jari Haapalainen (The Concretes, Camera Obscura) rend hommage à la culture ouest-africaine.
Voilà ce que j'écrivais en janvier 2009 sur les Cats on Fire : Quator finlandais mené par l'auteur-compositeur Mattias Bjorkas depuis 2004, les Cats on Fire apparaissent dès 2006 avec un ep fracassant : Draw In The Reins. Depuis leurs compatriotes 22 Pisterpirkko, peu de groupes pop avaient autant attiré l'attention que ces quatre matous blondinets. Mattias chante avec ses trois compères. Il joue de la guitare acoustique, Ville Hopponen gratte sa guitare electro, Kenneth Höglund est bassiste et Henry Ojala est batteur. Leurs compositions sont entrainantes, dansantes. Il semblerait que les Cats on fire aient mangé du lion (ou du KitKat) car ils remettent le couvert en 2007 avec un album flamboyant de pepites indie-pop The Province Complains.
Our Temperance Movement est sorti en 2009 et derechef, les tigres offrent un 20 titres détonnant Dealing in Antiques paru le 12 mai 2010, avec d'anciens titres, des raretés, une reprise de White Town, Your Woman et des nouveautés. Cette jolie collection de titres permet un travelling musical sur huit années productives du groupe. Mattias Bjorkas a ce rayonnement dans la voix qui rappelle les Clashs, Kevin Rowland des Dexy's Midnight Runners, les accents britanniques de Morrissey. Le son des guitares, de la batterie est volontairement proche de celui de la pop indé des années 80 (Pulp, Housemartins), de la veine de Johnny Marr (Smiths, Modest Mouse), ce qui restaure une atmosphère élégamment nostalgique.
Les cats on Fire sont néanmoins bien ancrés dans les années 2000, de par leurs productions alternatives et dansantes cousines de celles des Lucksmiths comme sur My Friend In Confortable Chair ou celles des Essex Green sur Solid Work, Stars, Happiness is chemistry et de par leur correspondance aussi au movement tweepop du moment. The Hague, une de leurs récentes chansons, composée de chant, piano et de trois guitares, les éloignent des Smiths pour les faire flirter davantage avec le style des Kings of Convenience. Les Cats ont passé les portes du pop underground et des frontières finlandaises. Ils jouent de 2002 à 2010 partout en Scandinavie, Asie, Angleterre, Allemagne, Espagne, Portugal, Italie et sur divers festivals comme les popfest de New-york et San Francisco. Rien en France.