vendredi 26 septembre 2008

Eardrums


Eardrums est un blog précieux pour les amoureux de la pop. A ses manettes, à l'origine, un seul homme, un amateur de musique norvégien extraordinaire, Knut B. Il aime l'indie-pop, la musique des sixties, s'intéresse à l'electronique et l'expérimentale.
Curieux et passionné, Knut gère son blog, riche et performant depuis 2005.
Le succès arrive très vite, il s'entoure alors de trois autres accrocs de la pop, Lotte et Ivar de Norvège et Nicolas, un français. Cette jolie équipe nous gâte de sons truculents en écrivant sur les artistes et diffusant des mp3, toujours avec l'autorisation en amont et l'enthousiasme des groupes.

Le blog Eardrums est devenu une institution. Visité et chéri par un public d'amateurs et de professionnels, il prend son envol en juin 2008 et se déploie en label.
En quelques jours, le label offre une compilation en 2 volumes avec 24 titres, Summer's Here 2008. La participation amicale des groupes qui ont fourni certains titres inédits pour l'occasion, est unanime. Eardrums a concocté une compilation "nordique", composée de petits groupes d'indie-pop scandinaves mais aussi de collaborations de musiciens de renom, Little Name, Northern Portrait, Bedroom eyes, Ant.. etc. La superbe équipe de Eardrums met la compilation en téléchargement libre sur le blog, désormais site internet Eardrumsmusic.

Depuis le 23 septembre, nous pouvons également profiter en téléchargement libre de la dernière compilation Eardrums Autumn Compilation 2008, en quatre volumes là encore, comptant plus de 40 titres ! Il y a deux autres volumes qui seront en ligne dès mardi 30 septembre, plus acoustiques et folk avec une ribambelle de super groupes. Le disque est constellé de bijoux pop allant de Je suis Animal, à Anthony Rochester, Irene, Roses kings castles, The Lodger, The Postmarks.. etc, et une découverte, une petite bombe : Le Man avec Les Lunettes. La compilation automnale a en plus du chien puisqu'elle bénéficie d'une couverture artistique signée du peintre et sculpteur américain Souther Salazar pour le volume 1 et d'un travail du graphiste et musicien anglais Alex Ostrowski pour le volume 2.
La troupe Eardrums a le groin fureteur, le museau affiné et déniche des perles pop avec un talent certain et toujours cette passion si admirable. Leur volonté est sublime, la promotion de groupes et diffusion des dates de concerts est aussi un cheval de bataille. A l'heure où certains croutons frenchy occupent leurs soirées d'hiver à astiquer leurs vinyles, l'avant-garde scandinave a déjà tout compris de l'industrie du disque actuelle, s'est adaptée et sait comment agir pour le bien des groupes et de la musique. Viva Eardrums!
eardrumsmusic.com

jeudi 25 septembre 2008

Northern Portrait


Northern Portrait, c'est de la pop élégante et sophistiquée. Ils font partie dès leur premier ep The Fallen Aristocracy, sorti le 1er avril 2008, de la grande famille du label Matinée Records. Cela tombe sous le sens; le trio danois de Copenhague, Stefan Larsen, Michael Sorenson qui se connaissent depuis leur enfance, et Rune Reholt, sont des activistes de la pop dans la pure tradition. Leur musique fait inévitablement penser à d'autres groupes du genre, Jens Lekman pour l'ambiance, Smiths pour les compositions et la voix, Maths & Physics Club pour les sonorités toutes en legereté et contemporaines. Fallen Aristocracy ne contient que trois titres, et ils sont tous parfaits. Crazy est le titre phare qui illico sort Northern Portrait de l'ombre. Ils sont diffusés sur les télés et radios scandinaves en quelques semaines. Un hit.




Que ce soit dans le tempo, les arpèges de guitares, le glockenspiel ou le clavier, le trio maitrise sa création et se permet même avec classe, de faire une reprise de Cliff Richard, Some People, fondante, pulpeuse. Le 2 septembre dernier, les Northern Portrait signent un deuxième ep, Napoleon Sweetheart. D'emblée, le décor est planté : romantisme, jangle-pop. La voix de Stefan Larsen est fracassante dans Our Lambrusco Days, composition remarquable où le tambourin sur les accords de guitare met en exergue le chant de Stefan. Le titre I give you two seconds to entertain me sur le ep nous met dejà l'eau à la bouche, l'album étant en préparation pour paraître dans quelques jours. Celui-ci portera le titre Criminal Art Lovers... tout un programme !
myspace.com/northernportrait

mardi 23 septembre 2008

The Lodger


Apparus en 2005 sur diverses compilations pop aux côtés d'autres groupes de Leeds dont ils sont originaires, The Lodger sortent officiellement leur opus de 14 titres, Grown-Ups, en juin 2007. Acclamé par la presse, essentiellement bloguesque, la mayonnaise prend et le groupe part en tournée européenne mais aussi américaine avec The Long Blondes. Il faut admettre que cet album est punchy, ultra-pop, habité par la culture musicale du nord de l'Angleterre. Pas étonnant que ce jeune trio Ben Siddall, Joe Margetts et Bruce Renshaw se démarquent sur la toile. C'est un délice, qui séduit les fans de Morrissey, des Housemartins, Wedding present, Orange Juice, Belle & Sebastian...

Les Lodger sont mon coup de coeur. Un beau coup porté par les accords dynamiques des guitares, le son "catchy" des trompettes, la batterie chaloupée et chipie, des paroles réalistes. Et cet accent de Leeds dans les airs comme dans le chant, si joliment marqué, fait briller les pupilles, creuser la fossette sur la joue, rayonner la Britpop dans les chaumières. Les cordes vocales de Ben, les cordes de la basse de Joe, la rythmique de Bruce font sonner une pop enthousiaste. Les compositions des Lodger effleurent le genre psyché à la Eggstone mais gardent aussi ses racines dans le style smithien des années 80, en y ajoutant une pincée de jangle-pop galvanisante.

A peine la série de concerts achevée que les trois musiciens repartent en studio et offrent en mai 2008 leur album Life is Sweet. Comme le titre l'indique, les Lodger ont fait un album de tendresse ciselé de mélodies qui fleurent l'humilité. Les textes sont simples et drôles, efficaces. L'ambiance virevolte légerement entre des airs country dans An Unwelcome Guest ou Nothing Left to say et des partitions délicates de violon dans Honey sur le timbre de voix "so british" de Ben. Un bien chouette groupe qui réchauffe les coeurs poppeux en ce début d'hiver. Les Lodger travaillent à leur troisième disque qui sortira dans quelques semaines. Ayez l'oeil et les oreilles aiguisées. (vidéo : The Good Old Days)
myspace.com/thelodgerleeds

samedi 20 septembre 2008

Kings of Leon


Arrivés en 2003 avec leur premier ep Holly Roller Novocaine dont les 5 titres paraissent sur l'album Youth and Young Manhood, les Kings of Leon frappent un grand coup et leur notoriété américaine prend essor en Europe. Kings of Leon, c'est une affaire familiale comprenant les trois frères Caleb, guitare et chant, Jared à la basse, Nathan au chant et batterie et Matthew leur cousin. Les quatres garçons de la famille Followill sont alors agés de 17 à 24 ans, enfants de pasteur, ils choisissent un nom de groupe familial correspondant au surnom de leur père et leur grand-père, Léon.
Youth and Young Manhood est spontané, un peu garage avec des sonorités roots du rock américain de Nashville où évolue le groupe avec des paroles évoquant le Montana, la Californie et pourtant le titre de l'album vient d'un titre de roman d'Ernest Hemingway, Paris est une fête. Le groupe est acclamé par les critiques, les fans et d'autres artistes les invitent à partager la scène. Les Kings of Leon suivent une voie dorée en accompagnant les Strokes en tournée.

Les voilà, les quatre, avec leur look un peu garage, un peu grunge, jouant un style de musique coincée entre du White Stripes, du Pixies, du Strokes, un rock bien à eux finalement que la presse anglaise définit comme "la révolte du rock". 2004, the Bucket place le groupe et son deuxième album Aha Shake Heartbreak au top des ventes.
2005 les Kings of Leon tournent avec Bob Dylan et en 2005, avec les Pearl Jam. Because of the Times sort en 2007. Ce disque propose des titres là encore rock, parfois seventies avec des guitares au son saturé exquis pour les amoureux du genre. L'Amérique y est derechef mise à l'honneur, le bayou, l'Arizona, Virginia, Texas etc...

Les Kings of Leon, pieux, arborent une croix autour du cou et semblent vouloir mettre en avant leur côté spirituel dans le dernier album qui sort le 23 septembre 2008, Only by the night. Dans l'ensemble le disque est honorable. Les membres des Kings of Leon ont coupé leurs tignasses et moustaches, offrent des paroles plus significatives comme dans Closer, Revelry ou encore Manhattan, chansons dans lesquelles le son est plus intime, offensif, parfaitement peaufiné et où les riffs de guitares qui planent sur les voix en écho arrivent à rendre les mélodies rock'n'roll et solennelles à la fois.
kingsofleon.com
myspace.com/kingsofleon

Gentle Hen

Gentle Hen est un groupe américain du Massachusetts que j’aime depuis des années, devenu au fil du temps, un phare pour le monde indie-pop. ...