lundi 18 janvier 2016

Presque l'Amour

Preque l'Amour, Julie et Jean-Baptiste, confectionne une electro-pop ample et racée sur des textes en français. Virevoltante, dansante, la voix de Julie s'unit parfaitement au swing electro d'Antoine. La french pop a le vent en poupe ces dernières années et dans son sillage, le duo jette un regard alerte dans le rétroviseur en reprenant un texte splendide de Jean-Jacques Debout, Tu m'as trop menti. Passionnés et décidés, Julie de Rouen et Jean-Baptiste de Toulouse, se rejoignent pour leurs études à Paris en 2007, se rencontrent autour de leurs synthés à la façon du couple Sartre - De Beauvoir.



Les deux charmants compères, Julie Mouchel et Jean-Baptiste Saez, aux allures d'Eli et Jacno parfumés à La Nouvelle Vague de Godard, s'accordent à la composition des titres Qualité, Personne et Vite fait, bien fait pour un premier EP sorti en mars 2015. Les références culturelles musicales et cinématographiques font partie de la poétique et populaire french touch. Presque l'Amour y plonge sans complexe, nous éclabousse, nous cajole et le résultat artistique stylé est fort réussi. Les mélopées de Julie qui compose et de Jean-Baptiste multi-instrumentiste, princier avec les arrangements, sont teintées d'harmonies et chavirantes de tempo.
La très émouvante adaptation du poème Paris de Louis Aragon, parue en décembre 2015, rend nos jours plus lumineux et nos nuits plus douces.



Les amateurs de pop connaissent bien le couturier Jean-Charles de Castelbajac, grand amateur de musique qui a contacté Presque l'Amour leur demandant une chanson promotionnelle pour la marque Petit Bateau, très active auprès des groupes français pop. Le duo prend sa plume et avec le soutien de la fameuse ligne de tee-shirts marinières, concocte Make-up, frais, rythmé et coloré, mis en images par Chris Roman. En bonus, le duo propose un soundcloud fourni des délicieux Vite Fait, bien fait, Paris, Balle réelle, Qualité et du mélodieux Rouen qui avec sa pluie fouettant ses clochers fait fondre la rouennaise expatriée que je suis, forcément. Presque l'Amour honore la génération electro-pop française avec son talent, sa bonne humeur et cette veine eighties revisitée avec classe.

PresquelAmourSoundcloud



Judy

Judy est un groupe français originaire de Reims aux sonorités et à l'univers pop résolument moderne. Il y a de la 'french-touch' dans leurs compositions mêlée à au genre electro-pop qui déferle sur la côte Est américaine depuis 10 ans avec The Real Estate par exemple. Les arrangements sont réussis et solides. Les paroles aussi bien construites et interprétées par Charlie Trimbur, également guitariste et pianiste, avec Martin Kubasik à la guitare, Romuald Varin à la batterie et aux rythmiques, et Léo Scherr à la basse.

En février 2015, Judy est désormais en trio. Charlie, Léo et Romuald enregistrent un premier EP nommé Enjoy. Ces fans des Beatles et des Cure concourent sur la scène du tremplin Picard, entre autres, et sont invités à partager la scène avec leurs compatriotes Bewitched Hands et About The Girl.



Les rythmiques de Romuald sur le titre Enjoy sont colorées et inspirées, les choeurs s'envolent énergiquement sur la voix magnifique de Charlie et dans la basse, Léo laisse son talent se dandiner. C'est un titre enivrant et remarquable. Après nombre d'écoutes depuis plusieurs mois, je ne me lasse pas. Cirk qui suit est tout aussi bien écrit et appliqué. Léo et Charlie se promènent sur les claviers pour offrir des airs dansants, enthousiastes. Leur énergie est élégante. Les orchestrations sont dosées et aériennes tout en étant musclées. La maitrise de l'orchestration se poursuit sur Sealeste et We Love You, Slag où les percussions brillent de mille feux avec les voix alliées aux guitares qui donnent du baume au coeur. Judy ne lésine pas sur les concerts en jouant à Paris, Troyes, Reims, Caen, et se dévoile assez généreux, motivé, inspiré, avec la tête sur les épaules, pour continuer à nous concocter de sublimes chansons encore.

Judy


dimanche 17 janvier 2016

The Night Café

The Night Café sont Sean Martin au chant et à la guitare, Josh Higgins à la guitare, Carl Dillon à la batterie et Arran O'Connell à la basse. Ils ont 19 ans mais se connaissent et font de la musique ensemble depuis 5 ans. Les adolescents qui écoutent alors Pink Floyd, Fleetwood Mac et John Mayer, ajoutent à ces écoutes et dans leurs compositions, une influence naturelle pop sortie du berceau musical en naissant à Liverpool, ville des Wombats, The Coral, The La's et des Beatles. Difficile de se faire laminer le cerveau avec des douloureuses Rihanna dans ces circonstances.



Leur inspiration est belle, leur technique irréprochable, leur interprétation séduisante et leurs chansons rodées. Les deux titres qui apparaissent en écoute sur le net montrent une certaine dextérité dotée d'un charisme. Les quatre garçons commencent en 2013 sous le nom The Canvas et se nomment fin 2015 The Night Café en nous offrant le génial single Addicted. Comme je l'aime, Addicted donne une saveur sucrée et lactée au café. Le tempo serein et efficace entraine, accroche et fait danser. Les mots y sont amoureux et les arrangements parfaitement harmonieux. Comme Addicted, Growing Up est ensoleillé, mature, offrant une mélodie sculptée dans le sourire, le dynamisme armé de délicatesse dans le chant. J'attends la suite du programme The Night Café avec impatience.

TheNightCafe



samedi 16 janvier 2016

C Duncan

C Duncan est le nom d'artiste de l'écossais Christopher Duncan. Agé de 27 ans, il signe un premier album en 2015 du joli nom d'Architect après le succès du single For qui parait en 2014. Le jeune musicien de Glasgow est nominé au Mercury Music Prize pour le meilleur album de l'année.
Né de l'union de ses parents musiciens d'orchestre classique, l'adolescent apprend à jouer de la guitare, de la batterie et de la basse avant de devenir étudiant au sein du Royal Conservatoire of Scotland. Les compositions de C Duncan sont concoctées avec imagination et talent liés au savoir-faire et à la réelle connaissance de la musique. Elles balaient et explorent divers styles comme la dream-pop, l'electro-pop avec une griffe mellow et romantique.



Le somptueux Architect remporte un tel succès que le disque reparait cette année en version 'extanded'. Say délivre dès les premières notes cette atmosphère cosy, solidement orchestrée de synthétiseurs, poudrée de choeurs et d'arpèges de guitares. La rythmique sacrément ignée d'Architect avec son ossature numérique discrète donne un profil atmosphérique très galbé. Imaginez Brian Wilson s'unir à Sigur Ros ou à Radiohead pour donner un résultat de pop dansante et fleurie de choeurs angéliques amalgamés à des accords dreamy parfois organiques et alternatifs. Il y a des arrangements sunshine pop et psychédéliques sur He Believes in Miracles et Garden, morceaux pleins de lumière et de légèreté qui s'approchent du domaine artistique du compatriote Dr Cosmo Lab. Garden évoque l'amour pour le jardin de C Duncan mais aussi sa motivation et son inspiration véhémente à ce point de l'élaboration de l'album. Here to There poursuit dans le catalogue romantique avec ses voix rayonnantes, ses guitares galopantes, son tempo rond de résilience. Tandis que les airs antérieurs, joviaux et gais, sont inspirés de l'intérêt que porte Christopher aux années 50 et en particulier à Doris Day ou June Christy, By et New Water qui enchainent sont plus ténébreux et nostalgiques. Novices qui accueille des instruments à cordes, toujours dans le mouvement, le voyage, parle ici d'un couple prenant la fuite, offrant dans le chant magnifique et la basse, une cadence qui donne forme à la dérobade. Terminant Architect avec As Sleeping Stones aux allures fort écossaises,  I'll Be Gone By Winter, parle d'un départ aux contours intimes griffés Dean Martin et son My rifle, my Pony and me ou Audrey Hepburn sur Moon River, sublimement réalisé pour symboliser un Au Revoir.
CDuncan




Gentle Hen

Gentle Hen est un groupe américain du Massachusetts que j’aime depuis des années, devenu au fil du temps, un phare pour le monde indie-pop. ...