samedi 28 novembre 2015

Pain-Noir

En parcourant l'excellent blog La Musique à Papa, j'apprends que Pain-Noir sort ce mois d'octobre un album. Je l'écoute illico. Autrefois projet pop folk nommé St-Augustine sur Kutu Folk Records, que je connais depuis 2005 en l'ayant diffusé dans mon émission de radio, le nouvel alias de François-Régis Croisier est Pain-Noir. J'ai commencé le mois de novembre 2015 en écrivant sur la mine d'or musicale auvergnate et je termine avec un autre trésor de Clermont-Ferrand.

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St-Augustine apparait en 2005. In a Field of Question Marks parait en 2008, l'album Changing Plans en 2009, le single Tothless en 2010, June, A Maze en 2011, les deux singles David et Fall Upon My Saint Augustine en 2012, suivi de l'album resplendissant Soldiers puis début 2013, un bel ensemble de démos, de lives et de reprises appelé Resolution (Old Thoughts).
St-Augustine transforme tout ce qu'il écrit et joue avec sa guitare en or. Dans le sillage de Nick Drake, Leonard Cohen, Mark Kozelek, la folk délicate et lyrique délivrée est touchante, presque magique. Après ces jours ensanglantés dans notre Paris, la douceur, la finesse et l'intelligence qui émanent de son univers artistique sont à consommer sans modération et aident à retrouver nos repères.



En octobre dernier, François-Régis présente ses nouvelles chansons sous le nom de Pain-Noir qu'il décrit ainsi :

"C’est deux mots tatoués sur des mains. Un village englouti. Une vie dans les bois. Un continent nouveau. Des pierres retournées. Le point du jour. Une île où se cacher. Le pas des chevaux. Des photos pâlies. Des animaux étranges. Des montagnes à franchir.
C’est aussi des chansons nées de tout cela. Et j’aimerais vraiment que vous puissiez les écouter…"

L'atmosphérique et planant Pain-Noir (à l'aube) est une introduction musicale soyeuse et poétique où sur les synthé et le piano, chantent des oiseaux. Puis Requin-Baleine dévoile le don d'écriture de François-Régis en français. Métaphores et lyrisme aquatiques enveloppent la mélodie argentée et irisée de guitare-piano sublime. Sterne, electro-pop nous cueille l'oreille, et accroche de suite. Les mots pudiques deviennent majestueux quand les images d'oiseaux surgissent pour dessiner une histoire d'amour. Les effets dans le chant de Pain-Noir sont très beaux, forment des choeurs parfaits pour accompagner la rythmique, quand la même voix gazouillante, royale sur Lever les sorts décrit le labeur, le courage, le temps qui court et les anciens, nos aïeux, bel hommage aux générations passées. Quelle tendresse dans les mélodies de Pain-Noir, quel swing dans les balades et quel charme dans les textes en français si réussis! Passer les chaînes fait résonner l'âme du massif central, ses terres nobles, son histoire, et l'attrait de la mer au-delà des monts. L'ambiance folk est magnifique et parvient à nous emmener, nous faire rêver, enroulés dans cette belle atmosphère maritime et montagnarde comme sur De l'île, aux arrangements si captivants et raffinés. L'inspiration et la création mariées font vibrer et voyager, du tempo langoureux de La Retenue que j'écoute en boucle, à Les sablières. Le son des guitares émet des sont bruts de la chaleur du bois, de la préciosité des cordes frottées au coffre, avec une basse et batterie qui se font caressantes.

Il y a de la pudeur et de la réserve dans la poésie des textes qui j'avoue, au milieu d'une actualité violente, font un bien fou.



Les productions de Pain-Noir allient mélodies et métaphores terriennes et maritimes, pour évoquer un équilibre sentimental, une sérénité magnifique comme sur la dansante Pareidolia, où on prend la mer avec Magellan. Le doux son des canards, des sauterelles, revient pour ouvrir le somptueux duo Jamais l'or ne dure, partagé avec l'excellente Mina Tindle, zigzagant dans les marais en compagnie de bêtes à plumes, mais sans prise de bec, pour une partie d'orpaillage musicale. La guitare puissante, le timbre touchant de la voix de Pain-Noir, font une haie d'honneur aux éléments naturels, les vignes, la terre, la lune, sur Le jour point pour décrire l'exil, la fuite, la survie de façon lumineuse. Toute en progression, les chansons s'élargissent dans la durée au fil de l'album et le livre musical se ferme avec six minutes formidables qui répondent au début, au thème de l'existence, de la peur qui peu à peu disparait, thème frissonnant, inévitablement émouvant ces temps-ci. La splendide pop-folk de Pain-Noir qui de manière exquise et sensée se termine sur des bruits d'eau, de source, est classée sur Piggledy Pop comme une des meilleures productions de 2015. Merci aux amis de Microcultures et de Tomboy Lab, pour leurs goûts, leurs passions, au service des artistes et des amateurs de pop.

Microcultures
TomboyLab

vendredi 27 novembre 2015

Kidd

Je faisais un billet il y a presque deux ans sur Kidd dont je suis très fan. Aujourd'hui, 27 novembre, sort son troisième album nommé Hotchpotch, ce qui signifie 'pêle-mêle ou méli-mélo', un peu comme 'piggledy' d'ailleurs...Alors je reprends ma plume. Pour présenter Stuart, c'est un garçon génial multi-instrumentiste qui assure la batterie pour Euros Childs, crée le groupe The Wellgreen aux côtés de son ami Marco Rea, avec qui il joue également dans le projet solo de Stevie Jackson (Belle and Sebastian). Toute la troupe de copains, avec Roy Moller, aussi talentueux les uns que les autres, ont monté le label Barne Society, basé à Glasgow, que je conseille.

"Stuart Kidd est à mes yeux un des meilleurs musiciens écossais de l'indie-pop et la compétition est de haut niveau. Originaire de Glasgow, le ménestrel est professeur de musique dans la vie, maestro pop sur la scène. Multi- instrumentiste, il commence à bruler les planches au sein des BMX Bandits en jouant de la guitare, mandoline, batterie, glockenspiel, percussion, flûte et en chantant aux côtés de Duglas T Stewart qui dit "Stuart Kidd seems to play with more Scottish groups today than possibly any other musician". Avec les BMX Bandits, Stuart est présent sur My Chain en 2006, Bee Stings en 2007, Rise and Fall of BMX Bandits en 2009 et le dernier BMX Bandits in Space en 2012. L'écossais joue aussi avec ses compatriotes, St-Deluxe et le groupe Jonny avant de joindre Snowgoose en 2012 pour l'album Harmony Springs, qui comprend les musiciens d'Isobel Campbell, Jim McCulloch, Dave McGown, la chanteuse Shirley Collins, Raymond McGinley des Teenage Fanclub et Stuart Kidd qui écrit, compose, chante et assure la batterie. Le prodige Kidd fait également partie de Cineplexx, Pearlfishers, et accompagne Nick Garrie, Stevie Jackson des Belle and Sebastian."

"En 2010, Stuart Kidd crée The Wellgreen avec son compagnon de route, de studio et meilleur ami Chris Rea. Leur univers musical powerpop et psychédélique rappelle les Beatles, Alex Chilton, Brian Wilson avec un groove sixties orné de guitares, de claviers et de batterie que maitrise le binôme avec densité et classe. Tous les deux jouent de la guitare, écrivent et chantent. Le tandem superbement accordé balance des mélopées vintage efficaces et captivantes. Les harmonies sont remplies, le son est rond, abouti et les titres alternent avec des choeurs surfpop impeccables."

"Généreux, inspiré, prolifique, Stuart accompagne les groupes sur scène et en studio, les produit, telle une abeille, il travaille sans relâche, mémorise, évolue, fait des vols majestueux de groupe à groupe et en prend de la graine. Depuis 2011, Stuart Kidd compose et écrit en solo des mélopées d'une veine pop acoustique, psychédélique, folk incroyablement belle. Cette année 2011, l'artiste signe deux albums grandioses, où l'on peut distinguer ses influences et surtout son propre style. Les amateurs de Nick Drake, Paul Simon, Beatles, Elliott Smith, des Gorkys y trouveront leur compte."

KiddPiggledyPop
TheWellgreenPiggledyPop
StevieJacksonPiggledyPop
RoyMollerPiggledyPop
EurosChildsPiggledyPop



Hotchpotch est un superbe album qui reprend pour l'essentiel des morceaux présents sur les 2 albums et 3 EPs dont je parlais en janvier 2014. Il présente un panorama complet de l'univers sucré de pépites pop psychédéliques de Stuart Kidd et en devient un objet précieux. S'ajoutent à Alfie, Breathe In The Country ( sur Notes), Little Lucy, 4 Leaf Clover, Win Or Lose, Ring the Belle (sur Junk Museum), Please Say you'll Stay, Royal Jelly, Leave Me Here I'm Sleeping ( sur Last Chance Balloon), Turquoise (sur Dipsy Doodle), Rooftop Cityscape (sur Gone Awry), les deux fabuleux inédits Waiting For Springtime et What Do You Think. Stu qui orne ses chansons de sa voix adorable et intense, ultra-mélodique et précise, écrit des trésors comme Little Lucy, dédiée à sa fille, et qui rappelle par sa grande qualité, la puissance dans la création et l'inspiration de Paul Mc Cartney dans Hey Jude. En écoutant Kidd on pense aussi aux Kinks. Sa force pop est sans limites, comme intégrée, quoi qu'il écrive et joue. Les arrangements sont si réussis, les textes si bons, qu'il donne l'impression d'une évidence comme savaient si bien faire les Beatles.



Waiting for the Springtime est une exploration, une expérimentation electro-pop qui fait swinguer les synthétiseurs. Pastoral, Kidd parvient a donner un joli rythme sur sa basse avec un chant lo-fi qui oscille et se dandine. Stu fait comme une conversion à l'électricité, ce qui sera notable sur le prochain album. What do you Think est d'une élégance infinie, dessinée avec les traits de Bob Dylan, où l'âme écossaise de l'harmonica et de la guitare font une signature subtile chez Stuart Kidd, stupéfiant de talent. Hotchpotch est absolument à glisser dans les huttes des pères nöel sensibles à la powerpop blindée de tambourins.
TheBarneSociety

mardi 24 novembre 2015

Darwin Deez

Musicien new-yorkais, Darwin véhicule l'âme de Brooklyn avec sa singularité, son humeur et son groove. Ayant tâté le hip-hop quand il était jeune étudiant dans la fameuse Wesleyan University où sont passés les MGMT, l'artiste explore tous les styles musicaux et s'axe essentiellement sur l'electro-pop au beat endiablé. L'univers musical 'dance' de monsieur Deez se rapproche de celui de Phoenix. Son groove dynamite la scène indie-pop en 2010 offrant le single Constellations qui emballe tous les amateurs du genre à l'échelle planétaire. Le succès est fulgurant et le label Lucky Number peaufine le projet en magnifiques vinyles.



Pour mémoire, j'écrivais en 2010 : "Avec sa voix de crooner, pleine de charme, Darwin Deez débarque comme un extraterrestre. Musicien accompli, jouant de la guitare et composant depuis l'adolescence, il est de manière claire une valeur sûre de l'electro-pop. Il compose et enregistre les 13 titres de son album Darwin Deez chez lui sur ordinateur et micro. Il y a de quoi donner la chair de poule aux groupes qui pensent que le passage en studio d'enregistrement leur garantit une qualité supérieure et un disque de pro à la clé. Entouré de ses amis sur scène, Darwin Deez est excellent, efficace et méningé.

Ultra dansants, les titres se succèdent sans fautes, homogènes et ébarbés. Ce jeune new-yorkais est un phénomène cinglant d'humour, une sorte de comète qui balance des beats ignés comme sur par exemple Constellations et Radar Detector. Sa personnalité atypique et drôle m'a semblé évidente en flashant sur la pochette du disque. En l'écoutant, le lascar lumineux surprend, séduit, et cette dimension exceptionnelle se confirme. Il y a du Chemical Brothers, Phoenix, Adam Green, Ben Kweller et un peu même de Radiohead qui vient à l'esprit bien que son charisme munificent apporte une nouvelle (anti)matière au genre pop lo-fi."

La suite là : DarwinDeezPiggledyPop

Après Constellations, Darwin sort un deuxième single, tout aussi efficace, une petite bombe pop dansante qui lui offre l'opportunité de faire une tournée en Angleterre où sa renommée s'envole. Radar Detector ouvre la marche au troisième single Up In The Clouds qui annonce l'album Darwin Deez. L'artiste part assurer une tournée en Australie en 2011, suivie d'une américaine et une européenne. De retour à New-York, il compose en 2013 Songs For Imaginative People et annonce en septembre 2015 la sortie de son troisième album Double Down que je trouve excellent.



Difficile de rebondir après le soudain et immense succès de 2010. Il y a eu une période de flottement, de questionnement et ce que l'on attendait est enfin arrivé ; Darwin Smith alias Darwin Deez est inspiré, fertile, à nouveau spontané en proposant ce nouvel objet furieusement brillant. S'y retrouve son profil d'ado geek de jeux, de clopes, de skate. Son âme de gamin resplendit dans le tempo et les riffs de guitares parsemés de tendresse et de maturité amoureuse  Son style est toujours solide, sa personnalité illumine les thèmes et les mélodies comme sur Last cigarette où la légèreté flotte tel un nuage de fumée. La métaphore de la cigarette pour évoquer la dépendance amoureuse est énergique, vitaminée. L'auteur est à l'origine de tous les instruments, guitare, rythmiques, synthétiseurs, mixant et arrangeant ses mélopées. Son chant voltige, sensuel, donnant du beat en spirales lyriques. The Mess she Made en forme d'aveu de faiblesse est swinguant, sautillant, finalement plein de force et d'enthousiaste. Le style Deez, instantané et pétillant donne envie de monter aux arbres, de claquer des doigts comme sur la guitare rock savamment dévergondée de Lover où le musicien dégaine les mots, offensif et impatient. L'univers citadin et moderne, empreint de manies adulescentes, profilé bande-dessinée et jeux vidéo, revient fringant sur Time Machine dédié aux amis, orné d'un chouette rythme à la Beastie Boys.

Puis Bag of Tricks déroule des notes boogie, percutantes et suaves à la fois, superbement réalisées. Dans la foulée, Darwin enchaine avec Rated R, aux guitares électriques affûtées, au texte tranchant évoquant le cinéma violent 'I'm 15, I'm 15, You are Rated R, You're bad for me, but I'm happy, Holding hands, While the killer climbs a fence, With a gun between his teeth'. La chaleur revient illico avec la basse et les guitares polissonnes sur Melange Mining Co. Suit l'étincelant Kill your Attitude dansant, conjuguant énergie pop et arrangements sophistiqués des synthés. The Other Side garde le rythme de croisière au beat virevoltant, dans une ambiance sentimentale langoureuse, envoûtante comme sur Right when it Rains, réjouissante et fraiche. The Missing i wanna Do, romantique, stellaire et printaniere, termine l'écoute avec une basse sublime, mélodique, et la voix de Darwin pleine de grâce harmonique. L'album est rodé, fruit d'un travail fin de compositeur et d'arrangeur, d'inspiration touchante. Même si la pop y paraît synthétique, Double Down reste un album humain, vivant et vibrant. Darwin, égal à lui-même, apporte ses réconfortantes et habituelles pommes et étoiles, pour le plaisir des fans que nous sommes. Les mélomanes qui vivent à San Francisco peuvent aller se faire chouchouter les oreilles avec Darwin Deez ce soir, qui poursuit la tournée aux USA quotidiennement jusqu'au 13 décembre... Veinards!

DarwinDeez






samedi 21 novembre 2015

Harley Young & The Haymakers

Harley Young originaire de Brisbane apparait en 2011 avec le single Brother. Ce troubadour ne reste ni les deux pieds dans le même sabot, ni les mains dans les poches. Il part en 2012 au Canada où il reste un bon moment, travaillant à de nouvelles chansons et rencontrant les Haymakers avec qui il forme le Harley Young & Haymakers. A Montréal, il fait paraître une série de cassettes, une belle collection de mélopées aussi dorées musicalement que du sirop d'érable pop. Ensemble ils sillonnent les routes canadiennes et américaines jusqu'en 2014 quand ils repartent pour une grande tournée australienne. Ils entrent en studio à Brisbane pour enregistrer le fantastique album Flinders Parade, sorti en février 2015.



Depuis le mois d'août 2015, le groupe est à Paris, se produisant dans tous les bars-concert du 11ème, du Marais, faisant une boucle par Clermont-Ferrand, Rennes, Saint-Lô, Caen etc...pour revenir dans notre capitale, le dernier concert ayant été le 6 novembre dernier. Harley Young & The Haymakers partageront ce sublime album avec nous le 9 décembre prochain à la Java.



Margate GF, tourbillonnant et engageant, ouvre le disque Flinders Parade avec des guitares subtiles et un texte sentimental pour lancer l'atmosphère indie-pop. Le percutant Balls Deep In Boondall continue à nous conter les aventures amoureuses d'Harley, orné d'un chant puissant et de choeurs enveloppants. Le violon taquin accompagne les guitares alliées, quand la balade Spring Hill To The Gate, plus folk, soyeuse et tempérée, offre un duo guitare-voix émouvant. Puis on repart en selle sur le dansant Calling in the Dogs, qui honore la pop alternative avec succès. Les guitares, la grandiose batterie, la basse, nous invitent à dodeliner du chef, pensant à The Smiths et à Ride. Le line-up des guitares s'accorde magnifiquement à l'interprétation d'Harley Young sur Chook Raffle Lady, langoureux et groovy aux accents croonant. Puis batterie et guitares s'élancent, rock, dynamiques et batailleuses, avec Harley qui martèle le rythme de son chant brut et sincère. We Never Really Had Much Luck convie à un moment intime, majestueux, qui me rappelle l'univers des compatriotes The Lucksmiths.
Les guitares gaillardes reprennent du services sur Sticks and Bricks, arrangé à la manière de Ben Gibbard, avec un orgue et des arrangements parfaitement réussis avec Simon Paradis. Ce morceau génial est suivi du titre folk Honey We Were Born Here, orchestré avec des violons mariés à des choeurs somptueux, enrichi de la production de Cameron Smith. La subtilité et la magie continuent sur l'interlude This IS Stolen Property (A Song For The Turrbal) précèdant le touchant et personnel Flinders Parade où Harley termine l'album en nous contant sa jeunesse dans la banlieue de Brisbane. Harley a grandi depuis et l'artiste talentueux, inspiré, passionné, est à Paris depuis plusieurs mois pour nous offrir le savoureux Flinders Parade sur scène. Merci messieurs !

HarleyYoung



Gentle Hen

Gentle Hen est un groupe américain du Massachusetts que j’aime depuis des années, devenu au fil du temps, un phare pour le monde indie-pop. ...