lundi 9 juin 2014

MGMT

MGMT qui se fait d'abord appelé Management est un duo américain qui se fait connaitre de manière fulgurante avec leur opus de 2007, Oracular Spectacular. Tubesque, devenu commercial, l'album est un succès international qui mène les deux musiciens sur les routes pendant plus de 2 ans pour des concerts, des télé, des radios, à un rythme tourbillonnant au point d'assurer la première partie de Paul McCartney en 2009, ou encore Of Montreal, Yeasayer, Radiohead. Les deux multi-instrumentistes habitant Brooklyn sont Andrew VanWyngarden, auteur-compositeur interprète, qui joue de la guitare, basse, synthétiseur, de la batterie et Benjamin Goldwasser, auteur-compositeur qui chante aussi, joue du synthétiseur et de la guitare. Etudiant l'art, Andrew et Ben se rencontrent sur le campus de Wesleyan University en 2001. Andrew, né en 1983 à Memphis où il passe une enfance proche de la nature, campant et pêchant avec son père éditeur et rédacteur d'un journal alternatif qui joue aussi de la guitare à la maison quand Benjamin grandit à New-York où sa mère et sa grand-mère lui enseignent le piano. Le jeune Andrew reçoit sa première guitare à 7 ans, découvre Neil Young, Paul Simon, Bob Dylan, Sonic Youth et à chaque fête de Noel qui suit, ne souhaite que des instruments de musique, mandoline, basse, banjo, batterie etc. Pendant que Benjamin intègre un groupe de jazz dans son lycée, Andrew forme le groupe Accidental Mersh avec son ami Hank Sullivant, musicien qui sera présent sur l'album Oracular et sur la première tournée. Ils gagnent un petit succès à Memphis et enregistrent deux albums, Accidental Mersh et Mirror Isaeli. Andrew propose à Ben de venir les rejoindre pour jouer de la guitare pendant l'été 2002; Les jeunes musiciens entrent à l'université et le groupe se disperse quand Andrew et Ben se retrouvent sur le campus et décident sur l'initiative d'Andrew, de lancer Management en composant leur single electro-pop Kids sur l'EP We (Don't) Care qui les mènera à signer avec Columbia Records dès 2006.


Le label les chouchoute, les dorlote au point de leur laisser choisir leur producteur pour leur premier album. Leur choix se portera sur Dave Fridmann. Bien que leur décision soit excellente puisque Dave Fridmann qui est aussi Spacemen3, Mercury Reve, Sparklehorse, Mogwai, Elf Power, etc quand Oracular Spectacular sort, je ne l'aime pas (hormis Pieces of what). Ils font le buzz. Les tubes comme Time to pretend, Kids ou Electric feel seront utilisés pour la pub. Le deuxième album date de 2010, Congratulations. Depuis, MGMT a signé un troisième éponyme en 2013 qui est très bon et mérite une attention certaine. Comme un médicament pour une allergie, Congratulations qui est décrié par la presse et un public de mauvais goût, celui donc qui adorait le premier album, album lynché, mal apprécié et critiqué, me semble pourtant être la perle des albums de la décennie.

Pour revenir à Congratulations, l'album est infiniment bon, ficelé, est fleuri de clins d'oeil et d'hommages fort nobles. Le duo qui a adopté une autre attitude, qui vit à New-York, blasé du succès et se rendant compte du superficiel qui en découle, part se reposer à Malibu. Ayant gagné assez d'argent, ils s'entendent proposer une liberté artistique totale, sans contrainte commerciale. Et là, les MGMT décollent. Ils signent un album monstrueusement excellent, pop psychédélique où on entend leur interet pour Syd Barrett, Brian Eno, Bowie, Beach Boys, où trotte même l'âme de Phil Spector. MGMT à qui on laisse carte blanche pour ce second album, se surpasse et compose des titres qui selon moi, resteront dans l'anthologie de la musique pop rock. Revenus sur terre, Andrew et Ben un peu déconcertés par leur succès, lassés des courbettes, et surtout déçus de s'apercevoir à quel genre de public ils ont affaire, reviennent à leurs premiers amours, à leurs références en donnant le nom sarcastique de Congratulations à leur disque. Je l'ai écouté des dizaine de fois, m'apparaissant meilleur à chaque écoute, les articles de presse négatifs, les critiques honteusement négatives à son sujet se cassent le nez et me font sourire. Congratulations est brillant, si délectablement supérieur à ce qu'ils ont fait auparavant. Andrew et Ben voulaient prouver qu'ils sont musiciens avant tout et c'est réussi. Les 10 titres commencent avec It's working, tambourinant une mélodie accrocheuse avec Will Berman à la batterie, alternativement pop, rock avec une trame orchestrale faite de flûte, de la basse de Matt Asti, des guitares dévergondées de James Richardson et de l'excellent Ben Goldwasser aux orgues et clavecins virevoltants, psyché, dans la veine des Zombies avec un texte traitant de l'ectasie mis en exergue par le chant en reverb d'Andrew VanWyngarden et l'accompagnement vocal de Britta Philips de Dean & Britta : DeanWareham&BrittaPhillips
Pour la vidéo du titre, les américains sont venus à Paris tourner avec So Me (Bertrand Lagros de Langeron).

Le style baroque-pop rythmé continue sur le titre Song For Dan Treacy qui rend hommage au leader des Television Personnalities, Dan Treacy vouait une grande admiration à Syd Barrett et lui a dédié la chanson  I know where Syd Barrett lives. Quand Syd Barrett se retire de Pink Floyd, il se retire du monde de la musique, malade et fragile, Dan Treacy cherche à savoir ce qu'il devient et écrit cette chanson évoquée par MGMT "No rest for the mind, That's seen it all before, And I don't know where he lives, But he's a myth of a man". L'orchestration en écho, acidifiée, magnifiquement alternative et psychédélique ajoute une belle ampleur à l'hommage. Someone's Missing, superbe balade pop supportée par le chant touchant et tendu d'émotions d'Andrew, explose en rythmique avec la basse, une ambiance spatiale où transparait la touche de Fridmann. Flash delirium qui suit un voyage stylé trip sous acide sur une mélodie psyché en guise de cornet de glace aux parfums beatles-syd barrett "It's just this weird little world which is fueled by vanity and looking at pictures of yourself" dit Andrew, véhément au sujet des réseaux sociaux qu'il cingle à la fin "Sue the spiders, Sink the Welsh, Stab your Facebook, Sell, sell, sell, Undercooked, Overdone, Mass adulation not so funny". A cheval entre des harmonies typées Kinks, Pink Floyd, Zombies, REM, montées en amazone, ça voltige entre le surréalisme, la vague du réalisme des années 60 et l'existentialisme. L'auteur-compositeur Andrew VanWyngarden aime la peinture et la littérature, le cinéma allemand de Werner Herzog. Hédoniste il laisse une belle place à ses influences dans les textes kaleidoscopes. Tantôt cynique et poétique, Andrew lit Opium de Cocteau et des poétes anglais. I Found a Whistle offre une puissance dans le chant et le texte qui traite de la manipulation mentale.

A Malibu, Andrew se met au surf et c'est dans l'esprit des vagues, du soleil, qu'il trouve les harmonies de Siberian Breaks, titre de 12 minutes qui quand il pénétre l'oreille, les scotche et les hypnotise. Siberian Breaks, chef d'oeuvre, rend visite à Arthur Lee et à Syd Barrett, avec plusieurs mélodies en une seule, une sorte de labyrinthe où on se perd volontiers sans vouloir en sortir. Le thème lyrique évoqué, selon Andrew est, "surfing in the Arctic Circle by Russia". Le crescendo y est voluptueux avec les cordes orchestrées par Gillian Rivers, guitares, orgues, des choeurs d'une splendeur psychédélique unique qui là aussi souligne les effets des drogues. A la fois éclaté et aérien, ce titre qui est mythique à mes oreilles, est une pierre précieuse en forme de monolithe. Découpé en plusieurs mélodies, il tient si bien debout qu'il boucle, ondule, glisse rapidement pendant 12 minutes solides et pleines d'arrangements. Le tambourinant et chaloupé Brian Eno arrive au galop, rock, psyché, magnifiquement produit. Le duo fan de Brian Eno lui a écrit souhaitant qu'il produise la chanson, demande restée sans réponse mais le résultat, véritable hommage de MGMT est époustouflant "The song is about walking through the woods in Eastern Europe and hearing synthesizer noises and coming across a large, really old stone cathedral where Brian Eno lives". Puis le délirant instrumental Lady Dada's Nightmare suit et on devine là qu'il valait mieux ne pas écrire de texte puisque Andrew précise que le sens du morceau est "It’s about having sex with Lady Gaga". D'ailleurs les cris d'horreur qui sont samplés évoquant le cauchemar nous aident à imaginer la scène. Congratulations est toute en sensualité, d'une classe mélodieuse infinie, où vient planer le Velvet Underground, les Beatles, Pink Floyd pour réunir des parcelles de ces esprits artistiques en un seul, celui brillant de MGMT. Inbetween liners qui termine l'écoute souligne que le groupe a enregistré l'album rock à cinq : Matt Asti, basse, piano, guitare, chant, percussions, Will Berman, batterie, basse, guitare, chant, synthétiseur, Ben Goldwasser, clavecin, orgue, piano, synthétiseur, chant, James Richardson, guitares, batterie et Andrew VanWyngarden, à l'écriture, composition, basse, batterie, guitare, piano, harmonica, sitar et à la voix qui résonnera encore un sacré moment. Je ne sais pas quelle direction prendront MGMT, mais ce Congratulations de 2010 est une cathédrale de 10 titres intemporels à écouter, en boucle.
MGMT



mercredi 4 juin 2014

Margo Guryan

Margo Guryan est un auteur-compositeur, pianiste, chanteuse américaine née en 1937 près de New-York dans le Queens. Adolescente elle se perfectionne au piano et étudie la musique classique à l'université de Boston, se penche aussi sur le jazz et la musique pop qui est encore aux prémices. A 18 ans, la jeune femme compose et au fur et à mesure de ses travaux, se rend compte qu'elle aime combiner pop, jazz et classique. Douée et dotée de l'oreille absolue, Margo a un don pour les arrangements, l'écriture des textes quand en 1957, l'artiste Chris Connor enregistre une de ses chansons Moon Ride. Ce sera le début de sa carrière d'auteur-compositeur pour d'autres : Claudine Longet pour son album de 1967 The Look of Love, Harry Belafonte pour son album de 1962 The Many Moods of Belafonte, Bobbie Gentry, Glen Campbell, Marie Laforêt, et plus récemment Saint Etienne. La liste d'artistes qui la réclame comme compositeur est longue, d'autres lui commandent des textes comme Dizzy Gillespie, Alice Babs, Dianne Reeves etc. Aimant les Beatles, les Beach Boys, Margo Guryan vit à New-York, loin du Londres des Fours ou des plages "coconuts" des surfers californiens quand elle travaille au label Verve en 1961, où est signée Astrud Gilberto qui d'ailleurs reprendra le titre de Margo Guryan Think of Rain (également reprise par Claudine Longet, Jackie DeShannon, Bobby Sherman, Harry Nilsson).

C'est en 1968 qu'elle signe son premier album Take a picture, plein de titres fantastiquement arrangés pop psychédélique orchestrale, aux particules sunshine où se mêlent avec délice des influences classiques, jazz, funky et bossa. Tout y est excellent, les critiques pleuvent et s'accordent à décrire l'album comme un chef d'oeuvre. Inspirée, perfectionniste, Margo compose entièrement le disque de 14 titres, gère les arrangements et la réalisation, interprète ses chansons avec un talent fou sur les guitares électriques, les basses, le trombone, le sitar, le clavecin, les flûtes traversières. Devenu culte, Take a picture resplendit à travers le temps, et la voix de Margo, qui évoque celles de Françoise Hardy, Petula Clark, Isobel Campbell, résonne toujours dans le microcosme de la pop indé. Cette admiratrice de Cole Porter, Hart/Hammerstein, Miles Davis et Bill Evans, s'enflamme pour la pop le jour où God Only Knows des Beach Boys atteind ses oreilles. Ce sont toutes ces influences qui se marient et réussissent des titres comme Someone i know où Margo sample la cantate de Johan-Sebastian Bach, Jesus, que ma joie demeurre. Les mélodies sont sculptées avec brio, avec du groove sur Don't Go Away, de la taquinerie sur Sun et sa flûte guillerette, ou encore avec le clavier psyché de Paul Griffith sur Love, la basse jouée par Kirk Hamilton, la batterie funky assurée par Buddy Sultzman. La juxtaposition d'une harmonie classique et d'un tempo pop sur Thoughts et les textes sont magnifiques, accrocheurs, délivrant une description de l'époque, d'événements et des cas personnels dont l'auteur parle avec une plume poétique aiguisée et d'une pudeur très efficace.

Dans les années 70, la musicienne qui n'avait fait aucune promotion de son disque, aucun concert, devient encore plus discrète, jamais sous les spots mais toujours à travailler. Elle écrit à tour de bras, des textes romantiques ou des pamphlets politiques comme par exemple sur le watergate dans Please believe me, ou The Hum qui parle du blanc sur les cassettes dans l'affaire de Nixon. Idem en 2001 quand sort 25 Demos, puis en 2007 quand l'album 16 Words parle de Georges W.Bush. Le fameux japonais Cornelius réedite l'album sur son propre label en 1999, puis Franklin Castle fait de même en 2000, d'autres labels le suivent, Siesta pour l'Europe et une floppée de labels américains. Intemporelle, la pop délicate de Margo Guryan qui brille par son chant mélodieux, susurrant et caressant, a traversé ces cinquante dernières années sans s'éssouffler. Appréciant notamment Hold Me Dancin qui est un titre pop disco en hommage aux BeeGees, l'artiste généreuse, n'aura volontairement fait qu'un seul album qu'elle souhaitait utiliser comme carte de visite pour consacrer ses compositions aux autres et aura enseigner la musique tout son temps depuis à des étudiants chanceux. Margo Guryan et son mythique Take a picture sont réellement à savourer et à avoir dans sa discographie, tout comme la perle 27 démos sortie le 27 avril 2014 par le label Oglio Records, album inspiré de 25 demos publié par le même label 2001, masterisé par Bernie & Dale Becker et produit par David Rosner (son second époux) qui propose des inédits et des raretés de l'artiste américaine comme le magique Under my Umbrella. Pour les amoureux des cassettes audio, c'est Burger Records qui se charge de signer 27 demos. Piggledy pop est fan !
OglioRecords



dimanche 1 juin 2014

Hector Guimard

A l'occasion de l'exposition Paris 1900 au Petit Palais jusqu'au 17 aout 2014, j'écris un billet sur Hector Guimard qui je pense n'est pas assez connu du grand public, ni des parisiens qui pourtant passent à côté ou sous ses oeuvres tous les jours, sans le savoir. Ce grand architecte nait à Lyon en 1867 et décède à New-York en 1942. Agé de 15 ans, étudiant brillant, il invite et persuade ses parents à partir pour Paris afin qu'il puisse suivre les cours à l’école nationale des Arts Décoratifs de Paris. Il y reste 3 ans avant d'intégrer l'école des Beaux-arts de Paris en 1885. Sa première réalisation parisienne est sur le quai Blériot, un restaurant-café concerts appelé le Neptune qui disparaitra en 1910. Ayant obtenu une bourse, il poursuit ses études en Angleterre, Belgique, Hollande et en Écosse avant sa première commande en 1889 pour l'Exposition Universelle qui sera le pavillon de l’électricité. Puis il réalise la même année la Maison de rapport Lécolle à Saint-Ouen. A 24 ans, il entre à l'école des Arts décoratifs de Paris mais en tant que professeur. Dès 1891 les commandes pleuvent, l'Hôtel Roszé, l'Hôtel Delfau, l'Atelier Carpeaux, la Villa Jassédé, l'Ecole du Sacré-Coeur dans le XVIème, un Hôtel particulier à Issy-les Moulineaux. Appliquant les principes préconisés par Eugène Viollet-le-Duc il est aussi inspiré par ses contemporains anglais et belges comme Victor Horta avec qui il sera un des premiers architectes à faire de l'Art nouveau. En 1895, il réalise l'important Castel Béranger de 36 appartements, rue La Fontaine à Paris, ville qui lui décernera le prix du concours de façades et gravera cette récompense dans la pierre de la façade.



En 1899, tandis qu'il construit nombre de maisons, de villa, d'édifices dans la france entière, Hector Guimard répond au concours organisé par La Compagnie du métro pour la réalisation de la totalité des édicules et entrées de métro de la ville. Son style unique art nouveau à base de fonte de fer teinté de vert irisé rappelant le toit de l'Opéra de Paris, aux motifs inspirés par les animaux et les plantes, séduit et il remporte le concours. Il continue de travailler sans relâche, d'ériger des castels, des villas, plus d'une quinzaine jusqu'en 1910 quand il construit l'Hôtel Guimard au 22, avenue Mozart dans le XVIème toujours, sur 6 étages, presque 100 mètres carrés, où il installe son agence. En 1913, il réalise la synagogue de la rue Pavée, et toujours dans le Marais, un grand immeuble de bureaux rue de Bretagne. Il est décoré en 1929 de la légion d'honneur et en 1938, la guerre éclate. Ayant peur pour son épouse américaine Adeline Oppenheim qui est juive, Hector Guimard boucle les valises et le couple s’installe à New-York. Quatre ans plus tard, l'architecte Guimard décède dans l'indifférence la plus totale. Pourtant, il reste une des grandes figures de l'art nouveau et de l'art en général dont il disait "J’aime l’architecture, et si je l’aime, c’est parce qu’elle comprend, dans son essence, dans sa formule, dans sa fonction, et dans toutes ses manifestations « tous les autres arts », sans exception." Hector Guimard laisse une belle et vivante signature en France mais aussi ailleurs, étant exposé de Berlin à Richmond en Virginie, de Philadelphie à New-York ou encore à Canberra. OeuvresHectorGuimard
























Torte Bus

Tangpeng au chant et Xiaomao à la guitare forment le duo chinois, Torte Bus, qui offre une pop feutrée, au jeu de guitare bossa, pop acoustique et au chant ouaté. Les deux comparses signent un superbe album en 2007, Summer and Winter, qui gagne sa place au sein d'une discographie pop-indépendante de qualité. L'ambiance intime délivrée par la voix de Tangpeng accompagne des mélodies harmonieuses et onctueuses. Les textes bucoliques nous emmènent dans un univers romantique et sentimental, comme sur First minute in love et son violoncelle langoureux ou comme sur What if où la guitare et la trompette font pousser les pâquerettes dans les cheveux. L'harmonica enchanteur de Summer and Winter caresse l'oreille quand le thème plein de fraicheur et d'innocence nous propose un flash-back au temps de la naiveté et de la douceur, mis en musique par la partition avenante de piano. Les descriptions typiques de balades à vélo, des lumières de bougies ou de la ville la nuit, de vent sur les champs autour de Pékin, s'allient au rythme pop folk et aux accords de guitare proches des Kings of Convenience dont les Torte Bus sont friands, influence fort présente sur Self Talk ou presque chaque strophe rappelle le duo norvégien : "The cloud cast its shadow .. Losing the hopes and, losing the chances to enjoy love..(In such a silence) no conversation..Losing the battles, losing the ability of thinking..". Les mélodies sont solides et le chant voltige avec des choeurs élégants sur Hug me Then où sur le piano chenapan, le violon, la rythmique et la basse rebondissante de She said everything would be all right.
Les musiciens de Torte Bus ont offert un nouvel album en 2008 You have choices, don't you encore plus arrangé et plus mature dans les thèmes abordés davantage métaphoriques.
A écouter absolument



Gentle Hen

Gentle Hen est un groupe américain du Massachusetts que j’aime depuis des années, devenu au fil du temps, un phare pour le monde indie-pop. ...