mercredi 28 octobre 2015

North Atlantic Explorers / All The Ships At Sea

Glenn D’Cruze de Vancouver est un artiste multiple, auteur-compositeur et multi-instrumentiste qui commence par faire ses armes en accompagnant d'autres groupes à la batterie. Cette première expérience l'a emmené sur les routes où les tournées, festivals, américains et européens étaient partagés avec notamment Neil Young, The Velvet Underground, Lemonheads, Sonic Youth etc. Puis quittant un temps la batterie, il s'est mis à écrire des chansons à la guitare et l'idée du travail en solo à germé. Perfectionniste, il décide de se lancer dans la création en ayant en tête un objet élaboré et réfléchi. North Atlantic Explorers, le nom qu'il choisit comme alias ne tient pas du hasard. Il est passionné de cartes géographiques, subjugué par l'Atlantique, l'Arctique, la magie de sa froideur et de ses brumes où son père a fait toute sa carrière en mer au sein de la British Merchant Navy. A ses côtés, il y a son ami co-producteur Jonathan Anderson qui peaufine le travail de composition signé à 100% par Glenn D'Cruze part pour l'aventure en 2005 avec l'opus de 15 titres Skylines. Sur ce fabuleux premier disque, outre ses compositions orchestrales pop incroyables et majestueuses, Glenn s'offre deux reprises, Tonight you belong to me jouée par Steve Martin au ukulélé dans le film The Jerk et I Will Not Leave You Alone de Lloyd Cole. Skylines arrangé de cuivres, ensemble de cordes, glockenspiel, banjo, guitares, basse, piano et orgue est à écouter absolument.



En Octobre 2014, North Atlantic Explorers signe un album concept magistral, surement la meilleure production et inspiration de l'année nommé My Father Was A Sailor. Comme son nom l'indique, le disque rend hommage au père de Glenn, William D'Cruze qui est tragiquement décédé quand l'album était en cours de création. L'album a donc connu un déroulement non prévu, modifié en son coeur, il présente des chansons écrites avant et celles tristement conçues après ce départ qui évoquent la mer, la vie de son père et sa "seconde vie" de manière poétique. Evidemment, les chansons sont poignantes et fort touchantes. Sur le plan de la composition, My Father Was A Sailor est un petit chef d'oeuvre pop orchestré avec des instruments à vent, à cordes, toujours co-produit avec Jonathan Anderson, enregistré avec une chorale de 14 personnes, et Glenn lui-même y assure les guitares, batterie, piano et basse. C'est à l'écoute de Yo La Tengo que le capitaine Glenn est pris de l'envie d'écrire sa propre musique et ce fan de Wilco, Hayden, Sufjan Stevens, Lloyd Cole, Teenage Fanclub, Josh Rouse, Burt Bacharach, Mark Kozelek, Amor de Días, Belle & Sebastian ne peut que kidnapper mes oreilles. Les mélodies royales de My Father Was A Sailor sont agrémentées de textes lus par son ami écossais Stuart David du groupe Belle & Sebastian et de la reprise magnifique South signée des Pipas (Mark Powell & Lupe Núñez-Fernández).
Pour la suite... voir mon billet de janvier 2015 là : NorthAtlanticExplorersPiggledyPop



De retour depuis hier, le 27 octobre 2015, North Atlantic Explorers nous offre un album à l'esthétique musicale toujours aussi remarquable. Dès que je reçois les odes à l'océan de son auteur-compositeur Glenn D’Cruze, me reviennent en mémoire les sentiments d'Emma Bovary face à la mer, les mots iodés de Victor Hugo, d'Hemingway, Daphné Du Maurier, Balzac, Michelet, Melville... A l'écoute de All The Ships At Sea qui suit l'album de 2014, My Father Was A Sailor, on lève l'ancre, on prend la mer, on prend un bain de souvenirs. Toutes ces superbes mélodies immergeant les oreilles, font 'touché-coulé', parce qu'on prend aussi les notes merveilles des instruments à vent, à cordes en plein visage comme une caresse d'air iodé plein d'embruns et de plénitude. Tel un grand navigateur, Glenn signe 13 instrumentaux magnifiquement orchestrés et arrangés. L'album All The Ships At Sea nous envoie des cartes postales de 1.50 à 3 minutes, nacrées, racontant le voyage sur les mers qui fait suite aux aventures courageuses, héroiques, narrées dans My Father Was A Sailor. Les deux albums se suivent, se complètent.
Son père basé à Glasgow pour la british Navy dans les Merchant Marines, a voyagé sur les mers de l'Arctique depuis divers navires. Juste après sa disparition en 2014, Glenn a ressenti le besoin de voguer dans le sillage de son père, en embarquant à Glasgow sur un cargo au large des côtes anglaises en direction de l'Islande. C'est en pleine mer que la belle inspiration de All The Ships At Sea vient ; le nom de l'album va de pair avec les 12 mélopées portant chacune le nom d'un navire où son père est monté entre 1952 et 1958, dans l'ordre exact de sa carrière d'ingénieur à bord. L'aventure commence avec le majestueux Martaban, titre correspondant aux expéditions sur le SS Martaban en 1952.



Tous les éléments, piano, clarinette, contrebasse, cymbales nous mettent dans le bain. On part sur les flots à l'écoute de Renfrew, élégant, au piano nostalgique qui ouvre la voie au numérique pour une envolée marine moderne. Les notes défilent comme une bande son d'un film, offrant une ambiance maritime réussie. Yarborough suit avec ses vagues electro-pop quand Dunmore nous 'prend' dans ses filets d'harmonies virevoltantes. Après l'embarcation sur le Baron Renfrew, le Baron Yarborough et le Baron Dunmore, on hisse le pavillon du Cape Nelson où les synthétiseurs progressent, merveilleux. L'harmonium de Saint-Aidan nous transporte en Irlande, en Ecosse, où Mark Haney à la basse, Lance Odegard au trombone, et JP Carter à la trompette fouettent la mélodie romantique comme ferait dans le feu d'une tempête la grande voile du navire (l'autre nom de la "grande voile" d'ailleurs est "l'écoute"). Puis Agathe et Sapphire arrivent délicieuses où le piano de Glenn voltige de grâce comme les lois de la solide mécanique navale que seuls les éléments extérieurs régissent, dirigé par la puissance céleste. Sheldrake nous accueille à bord et Sam Davidson, brillant à la clarinette, nous cueille. Les ondes mélodieuses du saxophone de Jerry Cook continuent avec le tumultueux et dansant Lapwing sur la guitare décoiffante de Jonathan Anderson. Ptarmigan aux piano-guitare intenses fourmille de notes qui voyagent sur l'eau et dans les airs pour poursuivre le long cours avec Petrel nom du dernier navire de William en 1958, aux sonorités fluides, magiques. Bien sûr Sailing By conclue le somptueux All The Ships At Sea avec talent. Ce titre est la musique d'émission de la BBC en 1963, à l'origine interprété par Alan Perry et le William Gardner Orchestra. Glenn a dans le sang le caractère marin de son père et a lui aussi goûté à la mer amie, souriante, mystique à l'harmonie immense qui inspire sa créativité. Instrumental intense, fruit d'un artiste rêveur méticuleux et navigateur expérimenté, All The Ships at Sea est d'une musicalité inouïe qui permet de larguer les amarres avec The North Atlantic Explorers pendant 30 minutes. Une plongée musicale bleue chaleureusement conseillée!
NorthAtlanticExplorers


samedi 24 octobre 2015

TeenCanteen

Après le terrible Ecosse-Australie qui aurait dû mener l'Ecosse en demie-finale de la coupe du monde de Rugby demain, la fédération internationale reconnait l'erreur d'arbitrage de la toute dernière minute qui fait perdre le match aux écossais qui menaient et demande pardon.
Pardon !!!???

Pour me consoler je me plonge dans l'écoute de groupes pop de la magnifique Ecosse. La liste est longue... les artistes écossais doués, tenaces, inspirés (comme nos rugbymen au chardon). Il y a The Vaselines, Belle and Sebastian, Franz Ferdinand, Aidan Moffat (Arab Strap), Mogwai, The Delgados, Travis, Cocteau Twins, The Jesus And Mary Chain, Primal Scream, Boards of Canada, Texas, Eurythmics, Simple Minds, Wet Wet Wet (souvenir...), Emma Pollock, Idlewild, King Creosote, Teenage Fanclub, BMX Bandits, Camera Obscura, David Byrne, Del Amitri, Isobel Campbell, Calvin Harris, The Incredible String Band, The Orchids, The Pastels, The poems, Alasdair Roberts, Trash Can Sinatras...La liste serait incomplète sans Stevie Jackson, Ed Muirhead, Lonely tourist, Stuart Kidd & Chris Rea (Wellgreen), et l'ami Roy Moller qui m'a récemment parlé des TeenCanteen.



C'est un jeune 'girls band', plein de promesses, distribuant du dynamisme, du talent et de l'humour qui fait ses preuves depuis le premier single Honey de 2013. Les TeenCanteen ont joué sur des scènes locales, accompagnant des artistes expérimentés comme Eugene Kelly des Vaselines, Stevie Jackson des Belle and Sebastian, Duglas T.Stewart des BMX Bandits et Roy Moller des Store Keys qui aident les jeunes groupes à se faire connaître. Cet esprit de partage se retrouve en Ecosse, bien plus qu'ailleurs. En mai 2014, le quatuor de filles rayonnantes signe le second single You're Still Mine. Explosant de fraicheur, de jeunesse, les textes évoquent les sentiments, la musique et les liens qui unissent les quatre copines. Enregistré à Glasgow, You're Still Mine accompagné du titre Vagabond est bondissant. La batterie, le piano, les guitares, claviers, sont arrangés avec finesse déroulant une mélodie souriante pleine de choeurs et de clap- hands. Carla Easton écrit et compose, chante et joue du clavier, Sita Pieraccini et Chloe Philip assurent respectivement à la basse et à la guitare en chantant comme la batteuse, Debbie Smith, véritable bombe avec ses baguettes. La voix de Carla est cristalline, les choeurs fort réussis, et l'orchestration efficace, pleine d'énergie. La jolie audace des TeenCanteen, leur volonté et vitalité musicales se retrouvent dans le dernier titre Sisters paru et enregistré à Edimbourg en juin 2015. Les TeenCanteen forment une nouvelle vague écossaise, dont l'album à venir va évidemment faire surfer leur renommée. Piggledy Pop suivra leur travail ...comme les futurs matchs de l'Ecosse. Rendez-vous à la prochaine Coupe du monde au Japon en 2019.
TeenCanteen


mercredi 21 octobre 2015

Midnight Bloom

Il y a des groupes comme Midnight Bloom qui dès la première écoute, attirent l'attention, procurent du plaisir, font opérer la magie, le mystère de la musique et swinguer les endorphines. Le duo de français établi entre Montpellier, Grenoble et Paris fonctionne à merveille. Félix et Harisoa transportent leur univers musical dans leurs bagages. Leur performance sur sillons est grandiose, celle sur scène est époustouflante. Tels de véritables artisans orfèvres, les deux troubadours indie-pop offrent une prestation physique en live assurant quatre instruments. Les compositions sont tout autant solides sur leur premier EP paru en mars 2015 au joli nom de Side by Side.

Harisoa assure comme une reine au chant tout en jouant de la basse avec sa voix dont l'énergie et la puissance se nouent dans un groove et une justesse éloquents. Félix, enthousiasme et envoûte illico par son charisme, en maitrisant un jeu exact et efficace à la guitare et aux percussions. Cela parait simple écrit noir sur blanc mais du haut de leurs vingtaines d'années, leurs chansons incroyablement bien ficelées à l'écriture, sont fruit d'inspiration, de talent et de travail. Je m'imagine un instant chantant 'frère Jacques' dans un karaoke..je devine déjà le bar se vider fissa prétextant avoir un métro ou un train à prendre, même un jour de grève des transports publics (là, sur ce dernier point, vous n'avez pas besoin d'imaginer trop fort). Et imaginez qu'en plus de chanter, je tente de m'accompagner à la guitare...Bon là, je pense que les organisateurs du Cop21 seraient tentés d'annuler la petite sauterie ayant l'intention d'envoyer un missile nucléaire sur le bar.



J'admire ce que réussissent en binôme les Midnight Bloom, techniquement et artistiquement. En plus d'attiser l'admiration, les musiciens partagent aussi leur passion de la musique qui transparait dans leurs mélopées, comme sur les premières notes de These Walls I Strike My Head Against au tempo virevoltant, présent dans les instruments et le chant vitaminé. Midnight Bloom fait danser les notes, chalouper les guitares sur des textes élégants et dans un anglais parfait, ce pourquoi je leur tire mon chapeau car les groupes français charcutent souvent l'anglais avec un accent à vouloir réinventer les oubliettes. Harisoa et Félix écrivent superbement dans la langue de Shakespeare et sont irréprochables quant aux sonorités musicales qu'il y apportent. I'll be late for dinner propose une balade romantique, aux allures pop folk sur un duo de voix somptueuses, aux effets velour délectables et une guitare qui cabriole, excellente. Les deux compères apportent un soin particulier aux arrangements, aux atmosphères, comme sur la ritournelle Turning, aérienne, aux tambourins chaleureux et à la basse rusée. L'intimité délicieuse et suave de Dance in the Lights est concoctée avec un boogie détonant, un groove malicieux et entêtant. La guitare et basse de Under my skin planent sur le chant mélodique de grande classe pour prendre leur envol et devenir rock, dansantes. On your tracks qui boucle le superbe Side by Side est très cohérent et subtil comme dernier morceau. Les instruments et la voix d'Harisoa sont comme habités, balançant un sacré morceaux à l'âme folk, pop, blues qui laisse deviner que Midnight Bloom peut s'aventurer facilement dans le jazz, le funk, la bossa et le rock. A suivre avec un deuxième EP en 2016 !
MidnightBloom

Concert : Midnight Bloom sont à découvrir au Trac le 20 novembre et au Chat Noir le 28 novembre avec l'excellent quatuor parisien, Nevski, qui remue la french pop avec une classe folle! Une double affiche tropicale garantie en ce début d'hiver.
Nevski + Midnight Bloom : Le Trac, 72 avenue de France, Paris 13ème
Midnight Bloom + Nevski : Le Chat Noir, 76 rue Jean-Pierre-Timbaud Paris 11ème




lundi 19 octobre 2015

Bitmap

Bitmap dans le domaine informatique, fait référence à la matrice de points qui constitue une image. Magnetic Fields, matrice de mélodies, de notes magiques et de rythmes fougueux est le nouvel album de Luke Barwell alias Bitmap. A sa première écoute, j'ai pris, comme on dit dans les journaux de rock du siècle dernier, une 'baffe'. Je suis une admiratrice du travail de sieur Barwell depuis des années, Musicality de Salako (son premier groupe) étant classé dans les disques favoris de ma discographie depuis 1999. J'aime les compositions de Luke Barwell parce qu'elles sont surprenantes, inspirées, toujours en avance sur l'époque et très mélodieuses. Le musicien a bien sûr des références, qu'il remodèle, malaxe avec son propre style, singulier et reconnaissable depuis 20 ans. Pour couronner son talent d'auteur-compositeur interprète, il est généreux, actif, fertile en partageant son savoir en tant qu'arrangeur et producteur d'autres artistes. Après Salako, l'artiste anglais signe sous le nom Black Dots et Bitmap.
Pour en savoir plus, vous pouvez vous télétransporter là : SalakoPiggledyPop
ou encore là : LukeBarwellPiggledyPop



Luke est avant-gardiste. Il mêle le breakdance, la pop sixties, le psychédélisme, la 'gentle electric', le hip-hop, la sunshine pop au son du 'computer', mot et idée qui reviennent en leitmotiv dans ses créations depuis 2002. Sans taper dans le style dithyrambique, je le glisse au même niveau d'ingéniosité et d'excellence dans la composition et la pratique musicale que Damon Albarn (Blur. Gorillaz. The Good, the Bad and the Queen) saupoudré du génie psychédélique de Syd Barret.
La fan que je suis depuis 15 ans est donc aux anges, privilégiée (certes pas rajeunie) quand je reçois le somptueux Magnetic Fields de Bitmap avant sa sortie officielle (pour bientôt!). Derechef, je suis séduite. Magnetic Fields est  un chef d'oeuvre pop, un coup de maitre joué en avance sur les autres, comprenant du dynamisme, de l'inspiration, de l'esprit contemporain et une musicalité en or. Car avec le son électronique qui personnalise Bitmap, on retrouve systématiquement en arrière plan des instruments, le son de la guitare, de la basse, du piano de Luke. Le bois vient systématiquement se marier au plastique. Ce parallèle intemporel se retrouve de manière fine et élégante également dans les textes que Luke écrit toujours avec brio.



Ce schéma est aussitôt traité dans le premier titre A long Time ago, qui commence par des notes synthétiques et se poursuit sur une pluie de guitares exaltantes et une rythmique mirifique. La voix, parfaite, en solo et en choeurs, nous emmène d'emblée sur les sentiers pop psyché qu'on poursuit en dansant sur Back To The Start, en se trémoussant sur ce groove dans les guitares électriques et dans l'harmonica endiablé façon Psychotic Reaction de Count Five. Saisissant, l'introduction lyrique de Captian, Won't You Help Me?, son accordéon et ses cordes majestueuses nous hissent dans des hauteurs pop psychédéliques hors d'un navire qui sombre, nous emmènent en voyage à dos de cygne sauvage survoler des océans mystérieux. Une cavalcade de cymbales fait groover l'atmosphère et propager de la soul, quand arrive le bijou Diamonds In The Fields qui électrise l'épiderme. Guitares, claviers, chant subtil et noble de Luke Barwell, ajoutés aux distorsions de l'harmonica offrent un instant de magie vaporeuse. Les effets 'cinquième dimension' continuent, galopants sur le fabuleux Hypnotize. La voix de cyborg sautille sur un moog disco qui ne calme pas l'envie de remuer et de décroiser tous les ligaments. Cette énergie se poursuit sur I Made a Big Mistake, au tempo bouillant qui accompagne des riffs de guitares gaillardes, des flûtes solides, une mélodie entêtante fort bien menée. I Threw My Life into the Sea, aux tambourins magnifiques, à la structure beatlesienne, enfièvre l'écoute. Les synthétiseurs se dévergondent avec une âme sixties dans les choeurs et la forme alternative.
Les harmonies incroyables montrent l'expérience et la maîtrise de Bitmap dans le genre psych-electro qui plaira aux amateurs de Jim Noir. Les textes tirés à quatre épingles, ornés de métaphores, sont romantiques, mutins, pleins de sens et de finesse comme sur I Will Show You The Door, magnétique et scotchant. L'oreille reste aimantée par la modernité de Let Me Spell It Out, puissant de guitares, de notes synthétiques, de tempo groovy, qui se mélangent et montent en puissance electro-rock. Memory Hole, orchestrée avec des cuivres, est un diamant psychédélique qui transporte dans une ère cosmique quand Misery Pot, aux clap-hands vigoureux et aux claviers stellaires, fait état d'un amour asséché et toujours de la mémoire à chérir, à conserver précieusement. This Stinking World entraine dans une spirale positive et optimiste quant aux sentiments amoureux, sous des rythmes chaloupés, une batterie offensive et des guitares qui partent à l'assaut. Wanna Make Time est solaire, farandole funky remplie de voix en montagnes russes qui précédent le joyeux son de clavecin et les choeurs turbulents ajustés aux cordes de You Cannot Steal My Heart qui conclut l'écoute majestueusement. Magnetic Fields est un album soigné de compositions et d'écriture où Bitmap offre des arrangements et des instrumentations malicieux et accrocheurs, à se procurer absolument dès sa sortie.
Bitmap


Gentle Hen

Gentle Hen est un groupe américain du Massachusetts que j’aime depuis des années, devenu au fil du temps, un phare pour le monde indie-pop. ...