samedi 15 décembre 2012

Camerawalls

Camerawalls est un groupe des Philippines, crée par l’auteur-compositeur Clementine, de son vrai nom Clemen Castro (oui, un garçon !). Egalement connu dans le milieu de la pop pour avoir été leader des Orange & Lemons jusqu’en 2007, il lance Camerawalls en même temps que son propre label Lilystars Records. Clementine au chant et à la guitare s’entoure de ses amis présents depuis Orange & Lemons, le bassiste Law Santiago, du batteur Bach Rudica et du guitariste George Carillo. Clementine écrit pour Camerawalls des mélopées pop, rafraichissantes et colorées d’instruments traditionnels philippins. Aimant XTC, les Beatles, John Lennon, Pale Fountains et Belle & Sebastian, toutes ses influences voguent élégamment dans ses compositions. 
Dès 2008, le groupe signe un premier single Markers Of Beautiful Memories qui le mène à une nomination du meilleur nouveau artiste de NU Rock Awards ( à Manille) puis l’opus Pocket Guide to the Otherworld sort. Clinically Dead For 16 Hours dans une veine magnifique des The Smiths et une instrumentation traditionnelle ravit alors que Lord of the Flies donne des frissons tant elle rappelle John Lennon. Fevrier 2010, le superbe single The Sight of Love vient prouver l’étendue de l’inspiration de Clementine et son don pour écrire des airs pop qui dénote du génie. Il y est accompagné de Sarah Gaugler qui apporte sa voix gracieuse au duo. L’EP de 5 titres qui suit la même année Bread & Circus est charpenté pour danser, tenu par des mélodies pop solides tant par les guitares rock, le chant de Clementine systématiquement juste et beau, les orchestrations sublimes et intelligentes. Productif, Camerawalls signe un nouveau single en Août 2012, Wanderlust, aussi sunshine-pop, orchestral et rayonnant qu’à l’accoutumée. A grignoter sans modération. TheCamerawalls

Art-School Dropouts

Groupe new-yorkais qui aurait eu sa place au CBGB, Art-School Dropouts signe son opus Milkshake Mondays en Novembre 2012. Cela fait des années que les trois garçons se connaissent et jouent dans les bars. Dès l’été 2000, Christopher qui est auteur-compositeur enregistre des démos et en 2003, il rencontre John étudiant dans la même école d’arts. Le duo concocte des airs rock, pop alternative qu’ils jouent officiellement en 2008 en tant que Art-School Dropouts à Brooklyn. Christopher Partellow au chant et guitare, John Gagliano à la batterie rencontrent le bassiste Brian Goetz un an plus tard. Le duo devient une tierce de complices qui en bonus d’une cascade de chansons à délivrer offre des reprises de Beck et de Daniel Johnston
Le son des six cordes de la basse, les baguettes magiques de la batterie et les compositions de Chris créent une ambiance punk-rock aux allures mods garage avec quelques envolées pop psychédélique qui rappellent les Strokes, Television, Talking Heads, le début des Sex Pistols. Les Art-School Dropouts raniment l’âme rock’n roll des légendes de New-York, l’esprit indépendant downtown de Brooklyn. Diplômé des Beaux-Arts et désormais graphiste, Christopher avec l’aide de ses acolytes, peaufine les visuels du groupe, de la pochette de disque à la vidéo. Apportant une fibre originale et contemporaine à l’esprit underground de leurs titres, Art-School Dropouts devrait émerger rapidement sur la scène new-yorkaise avec leurs lives déjantés et rugissants qui enflamment les audiences (leurs concerts à thèmes sont insolites, comme un live récent «nautique» ou encore un live pour une soirée NASA). Inspirés, drôles, drainant tout l’univers pop-rock mythique et excentrique de la Big Apple avec eux, sans avoir la brigade des stups sur le dos, les trois brigands de Art-School Dropouts font bourgeonner une nouvelle vague pop-punk qui séduit Piggledy Pop et qui fera écho puisqu’ils apparaitront bientôt dans un film . A suivre absolument ! 
ArtSchoolDropouts


jeudi 13 décembre 2012

Dry Spells

C’est chose rare d’avoir un son pop venant de Los Angeles mais quand j’entends la première fois les Dry Spells, mon oreille se dresse et ayant reçu le disque, j’ai la confirmation que le duo de Michael David et de Georges Krikes est un très bon cru californien. Leur single Smile de 2008 qui rend hommage à Charlie Chaplin est suivi de l’EP Dry Spells, sorti chez Humphrey Industries en mai 2009 mais la couverture médiatique n’a pas été tirée jusqu’à l’Europe. Les 5 titres que j’ai pu écouter en version instrumentale aussi sont rayonnants de mélodies, superbement bien ficelés pour danser et être passés en boucle. Dans ces compositions mélodieuses, accrocheuses, Dry Spells est inspiré et créatif. Les paroles écrites avec l’attitude romantique, élègante mais humble, colorée d’ambiances ramènent logiquement au poème de Charlie Chaplin qui chanté et mis en musique par Michael et Georges, en devient pop. 
L’EP commence de manière efficace sur le tempo entrainant de Start Somewhere, avec un chant amoureux et langoureux, le glockenspiel taquin et dansant. L’écoute se dévergonde avec le funky Sweet Like Candy encore plus rock et révélateur des talents de guitaristes des Dry Spells qui font tanguer les cordes pour rendre la déclaration d’amour plus alerte et gourmande. Rise, piano slow, trompette et guitare acoustique tendre avec le duet de voix féminin-masculin apportent la note de douceur. Puis l’écoute se poursuit joyeuse avec le très mélodique Slow Down, titre que je trouve absolument pop et savoureux avant le Happy People et son évolution electro-pop dynamique et energique qui explique à la perfection son titre. J’ai pu en bonus écouter Find a Way Home, balade géniale où les guitares brillent de mille feux sur les tambourins et autres rythmiques, et aussi One Day, un air bossa aux rythmes ensoleillés, guidés par la guitare et le clavier, chauds comme du sable brésilien. Il ne reste plus qu’à attendre de pied ferme que Dry Spells revienne en fanfare avec un nouvel album. Je croise les doigts... DrySpells

Smile musique composée en 1936 par Charlie Chaplin pour Modern Times, paroles Turner & Parsons.


Smile though your heart is aching
Smile even though it's breaking.
When there are clouds in the sky
you'll get by.
If you smile through your fear and sorrow
Smile and maybe tomorrow
You'll see the sun come shining through
For you. Light up your face with gladness,
Hide every trace of sadness.
Although you tears may be ever so near
That's the time you must keep on trying Smile,
what's the use of crying.
You'll find that life is still worthwhile-
If you just smile.If you just smile.

dimanche 9 décembre 2012

Stars of Aviation

Les Stars of Aviation sont particuliers. Originaires de Brighton, Londres, Cambridge, les musiciens Andy Schofield à la guitare, Jonny Anstead au chant et guitare, sa soeur Louise au chant et accordéon, Nathan Oxley au clavier et accordéon, Tim Jaggard à la batterie se rencontrent en 1999 ; Ils s’entourent de Chris Snead à la trompette et batterie, Tim Mayne à la basse, Leo au basson et Colin aux gongs et violon. En 2000, le premier EP The Ted Glen parait, suivi en 2001 du EP Greatest Disappointment puis du troisième Snow on Snow. Dans une veine pop joyeuse et gaillarde, les chansons des Stars of Aviation possèdent une fantaisie et une savoureuse dose d’exentricité british. Les mélodies sont embellies par la voix de Jonny et les arrangements de cuivres proches de ceux des Lucksmiths, des arpèges scintillantes proches des Pastels ou de Galaxie 500.



Les amis se séparent quelques temps à cause des études, Nathan part à Geneve, Jonny à Lyon et Andy à Saint Petersbourg où il écrit le morceau alternatif majestueux Illumined. Leurs diplômes en poche, ils se retrouvent enfin pour peaufiner l’EP By the Shore en 2010, avec Brian O'Shaughnessy (l’ingénieur du son et producteur de Primal Scream, The Clientele, etc) et écrire des singles comme Herman Dune slept on my floor qui apparait sur la compilation Indietracks Festival 2010. Ils aiment écouter Low, les Gorky’s et The Smiths mais aussi Serge Gainsbourg, leur interet pour la France étant d'ailleurs élégamment présenté dans les paroles en français sur le titre Marie et l’accordéon

Le chant subtil, les paroles rieuses par exemple sur le titre à rallonge Stars of Aviation are singing about the summer but is it going to be sunny, Carol? et mélancoliques, l’ambiance pop tantôt folk, twee, orchestrale ou sunshine, les influences culturelles européennes riches présentes dans leur travail font de Stars of Aviation un groupe original et hors normes. Les tonalités joviales, les mélodies, le tempo varié, les instrumentations harmonieuses reviennent dans la dernière production d’octobre 2012, l’album Six and a half magic hours. Six and a half magic hours de Stars of Aviation devraient scintiller au sommet de votre pinède en attendant un concert en France. StarsOfAviation

 

Gentle Hen

Gentle Hen est un groupe américain du Massachusetts que j’aime depuis des années, devenu au fil du temps, un phare pour le monde indie-pop. ...