vendredi 7 décembre 2012

Amor de Dias

Amor de Dias est le nom romantique de l'amour d’un jour entre Alasdair MacLean, tête pensante du groupe londonien The Clientele et de la chanteuse espagnole Lupe Núñez-Fernández du duo Pipas. Les deux artistes qui se rencontrent en catimini en 2008 signent un album melow à souhait, easylistening, pop tropicale qui s’écoute au coin de la cheminée ou sur une peau de bête. Mélangeant les deux univers, celui de The Clientele dans le genre pop baroque psyché toujours soft à la sauce Harry Nilsson ou Velvet Underground dans la voix et les effets de guitares, à celui des Pipas, qui met en valeur la féminité sur des airs twee-pop, avec des influences sixties proches d’Astrud Gilberto, Amor de Dias trône sur les disques Piggledy pop. 



Innes Phillips membre de The Clientele apporte sa griffe sur le travail d’Amor de Dias en composant des morceaux avec Ken Brake batteur, pianiste et ingénieur de The Clientele mais aussi de Stuart Moxham. Tous les deux en compagnie d’Alasdair MacLean sont à la création des superbes titres de l’opus de 2011, Street of the Love of Days. Piggledy Pop en parlait là, évoquant la collaboration de Gary Olson des Ladybug Transistor aux arrangements et à la trompette: AmorDeDiasPiggledyPop

 

Autant il avait fallu plus de trois ans au binome Amor de Dias pour composer le premier album, autant il leur aura seulement fallu neuf jours pour concocter The House Of Sea qui sortira le 29 janvier 2013. Composé à cheval entre Londres et Madrid, les deux voix fondantes d’Allistair et de Lupe se confondent plus langoureuses encore et la troupe s’agrandit avec James Hornsey à la basse et Howard Monk à la batterie, tous deux dans la formation The Clientele. Les mélodies fraiches et entrainantes marient avec habilité trompette, harpe, saxophone, tambourin, violoncelle, les basses et claviers. Amor de Dias nous promet de savoureux moments de rêverie, bossa, pop, orchestrés avec brio, offrant en avant-goût le délicieux titre Jean’s Waving. A noter sur vos tablettes, évidemment. AmorDeDias

 

mercredi 5 décembre 2012

Butcher The Bar

Aux inconsolables de la disparition d’Elliott Smith dont je fais partie, voici un auteur-compositeur interprète anglais qui pourrait vous plaire. Joel Nicholson signe ses deux premières chansons en 2007 sous le nom Butcher The Bar sur l’Ep Get Away/Leave This Town, qui parle intimement et de manière musicale minimaliste au banjo et guitare de son départ de Lincoln, sa ville natale. Ayant déménagé à Rotherham dans la banlieue proche de Sheffield, le troubadour à la voix de velours travaille ses albums avec mélodica, des guitares, claviers, clarinette, banjo, comme sur l’opus Sleep At Your Own Speed de 2009 ; Ce premier album tient de la mélancolie d’Elliott Smith, du narratif et de la poésie de Bob Dylan, du folk de Paul Simon. Autant dire que Joel Nicholson alors âgé de 22 ans, affine fichtrement bien ses arpèges et sait quoi faire de son capo. 
En 2010, Butcher The Bar compose un titre spécialement pour une compilation Eardrums Between Two Waves Volume B qu’il chante en duo avec Julia Guther, chanteuse auteur-compositeur qui vit à Berlin. Le titre qu’ils interprètent Pope Pius X est d’une quintessence du pop-folk absolue.
Julia a formé le duo Guther de 2006 à 2008 signant avec son acolyte Berend Intelmann, leader du groupe Paula en 2000, deux albums, un electro-pop en 2003 I Know You Know et Sundet en 2006, moins electro et davantage pop. Julia Guther et sa voix suave et féminine qui a accompagné Barbara Morgenstern, compose maintenant en solo et même s’il est ponctuel, le duo Joel & Julia est somptueux. Les mélodies de Joel Nicholson et son alias Butcher The Bar refont surface avec autant de subtilité en 2011 avec For Each A Future Tethered, enregistré chez lui dans sa maison de Manchester. Il ajoute avec raffinement des cuivres, avec trompettes et cor, du glockenspiel, des rythmiques qui transforment ses partitions folk en airs pop où même les tambourins s’en donnent à coeur joie. Les mélodies de For Each A Future Tethered sont recherchées, peaufinées, plus dansantes et les textes étincelants qui racontent de manière délicate le parcours personnel de Butcher The Bar font penser qu’un nouveau song-writer épatant de talent est arrivé. ButcherTheBar

Pepper Pots & Eli "Paperboy" Reed

Vous mettez dans un blender un chanteur, auteur-compositeur digne de la Stax (label américain de 1961 qui a signé Otis Redding, Earth Wind and Fire, Sam & Dave etc) avec un groupe de chanteuses soul espagnoles, ça donne à priori de smoothie de rhythm’n blues. Les Peeper Pots sont un ensemble de musiciens et trois choristes de Catalogne, formé en 2002, qui joue des morceaux inspirés de la musique jamaicaine mêlée à des influences sixties dans la veine des Martha & the Vandellas. L’opus Swingin Sixties est signé en 2004 sur un petit label basque Brixton Records où figure la collaboration du chanteur anglais Ben Jammin, puis l’album sophomore Shake It ! parait en 2007. 




En 2009 c’est Now qui sort avec l’aide du producteur Binky Griptite, guitariste des Dap Kings qui accompagnent Sharon Jones. SharonJonesPiggledyPop 
Après une tournée internationale de 300 dates qui présente l’album et remporte un beau succès, les Pepper Pots signent un quatrième disque Train to Your Lover en 2011. Groovy, funk, avec des embardées ska, les trois chanteuses espagnoles donnent un esprit «soul» en mode Supremes à l’ensemble des 12 titres. Les Pepper Pots sont : les trois chanteuses, Adriana Prunell, Mercè Munné, Marina Torres et le guitariste Lluís Rodríguez, le batteur Joan Vergés, le pianiste Ireneu Grosset, le bassiste Joan Barrientos, les saxophonistes Tomy Muñoz et Gerard Xifra, le trompetiste Roger Montsant et tromboniste Isidre Palmada
Au cours d’un concert, les Pepper Pots rencontre le musicien Eli Paperboy Reed originaire de Brookline désormais vivant Brooklyn. Il compose des albums en solo depuis 2002, baladant avec lui toute l’âme soul de la Motown, l’univers funk des seventies de Chicago, ville où il emménage très jeune, et un don prolifique pour la composition, signant quatre albums en huit ans : Sings Walkin' & Talkin' et Other Smash Hits! en 2005, Roll With You en 2008, Come & Get It en 2010. A ses côtés, il y a un ensemble de musiciens du nom de True Loves qui assure les cuivres, trompette, cor, trombone, saxophone, mais aussi du violoncelle, violons, tambourins, guitares, basse, batterie, clavecin, orgue ...etc. Une armada d’instruments accompagne la voix rythmée old-scool soul d’Eli paperboy Reed, pleine de charme et de musicalité.
  La combinaison des Pepper Pots et d’Eli Paperboy Reed offre un EP quatre titres en 2012, Time And Place qui est magique. Tempo ensoleillé, rythmes entrainants et dansants, c’est le genre de galette qui tourne au coeur de l’hiver à la maison pour se réchauffer les hanches. Mélange de powerpop et de soul, l’alchimie des musiciens et chanteurs efficace et belle continuera car les Pepper Pots et Eli Paperboy Reed forment le souhait d’un album complet pour 2013. Affaire à suivre ! PepperPotsEliPaperBoy 

dimanche 2 décembre 2012

Dylan Mondegreen

Derrière le nom astral de Dylan Mondegreen, il y a un auteur-compositeur de pop orchestrale norvégien du nom de Børge Sildnes. Il commence à jouer de la guitare à 12 ans et à 14 ans, se produit avec son groupe Tears For You. Fan des Smiths et des Kinks, il ne tarde pas à travailler ses brillantes compositions, ritournelles charmantes et sophistiquées qui sont complétées par son grain de voix élégant. Produisant un son pop absolu, les arrangements orchestrés par Dylan Mondegreen tiennent du génie. Comme son compatriote que Piggledy Pop adore, Alexander Von Mehren, ou encore l’excellent Brent Cash, Mondegreen concocte des chansons aux influences sixties et seventies en les parsemant de cordes, de cuivres et de paroles qui caressent littéralement le lobe . 
Le premier album de 10 titres While I walk You Home en 2007, amoureux, ensoleillé, aux arpèges groovy et rythmes balançants prouve que Dylan Mondegreen possède déjà un univers artistique varié et puissant. Something To Dream On nous emmène sur les sentiers de Josh Rouse, My Favourite Songs sur ceux de John Lennon, les swinguants Wishing Well et That Mortal Kiss me rappelle Jens Lekman, Jimmy Web et Bacharach avec une once de sunshine pop de Brian Wilson
Il le montre de plus belle en 2009 proposant son album sophomore The World Spins On. Avec un chant aérien, des textes délicatement élaborés, Dylan Mondegreen signe 10 mélopées habillées d’une orchestration scintillante de cors, trombone, trompette, violons, guitare et piano. Ayant collaboré à d’autres projets avec les Margarets, partage l’affiche avec le français Syd Matters à Brighton, et invite sur ce deuxième album ses amis de The Aluminium Group sur Cinnamon Girl
En septembre 2012, Dylan Mondegreen nous offre un troisième volet éponyme de ses inspirations et de son talent de musicien. Accompagné en duo de Maria Due sur Come Tomorrow, il fait aussi appel au producteur et ingénieur du son Ian Cat ( Saint-Etienne, Trembling Blue Stars, Northern Portrait Library, Aberdeen, The Field Mice etc) pour peaufiner l’enregistrement. Les 9 morceaux de Dylan Mondegreen, mélodiques et dansants, sont arrangés avec beauté. Créatif et subtil, il parsème ses chansons de glockenspiel et d’envolées orchestrales de cuivres et de cordes. Aboutis et ficelés, les trois albums de Dylan Mondegreen sont admirables. Vous pouvez y aller. DylanMondegreen


   
 

Gentle Hen

Gentle Hen est un groupe américain du Massachusetts que j’aime depuis des années, devenu au fil du temps, un phare pour le monde indie-pop. ...