Eli Moore est un auteur-compositeur américain basé à Langley, Washington et actif sur les scènes indie-pop depuis 2005 étant membre du groupe LAKE. Co-fondateur, multi-instrumentiste, chanteur et principal auteur-compositeur du groupe aux côtés de son épouse Ashley Eriksson, Elijah "Eli" Moore compose et écrit avec Ashley, se partagent le travail de création pour dix albums : First album (2006), Oh, The Places We'll Go (2008), Let's Build a Roof (2009), Giving and Receiving (2011), Circular Doorway (2013), The World is Real (2013), Forever or Never (2017), Practice Space (2020), Roundelay (2020), Bucolic Gone (2025).
Eli Moore signe le 1er mai 2026 son premier projet solo intitulé The Power Line sur le label Anything Bagel. Magnifique, The Power Line est mené par Eli, aux manettes pour la composition, l’écriture, le chant, les guitares, électrique et acoustique, les claviers et percussions. Ici s’arrête le caractère solitaire car il est fabuleusement entouré par Ashley Eriksson qui l’accompagne à la basse et au mélodica, ainsi que toute une équipe de talents : Lauren Flynn, Mabel Windred-Wornes, Jenn Grant, John Ringhofer, Joelle Berry et Michelle Van Naerseen pour les voix, Stephen Moore aux claviers, Mark Buzard et Nathaniel Talbot aux guitares supplémentaires, Mike Smith aux percussions sur deux titres, Michael Porter à la basse sur un titre, Evan Woodle, Andrew Dorsett et Paul Benson à la batterie. Tous ces artistes se connaissent et originaires d’Olympia dans l'État de Washington, jouent souvent ensemble dans le groupe LAKE ou dans leurs projets respectifs, comme Nathaniel Talbot ou Ever Ending Kicks.
L’album est orné de diverses mélodies folk, pop, disco, riches du collectif d'amis musiciens et du don d’Eli Moore pour donner vie à ses mélopées, en glissant du ‘pa pa pa’ poppeux ou du tambourin dansant sur ses harmonies. The Power Line est coloré de sons, de styles et d’ambiances. C’est un régal du premier au dernier titre. Les mots métaphoriques sont interprétés avec une voix chaleureuse et douce qui s’apparente à celle de Mark Kozelek . Les thèmes, les instrumentations, sont aussi beaux que musicaux, emmenant dans les bois, les pâturages ou sur les rives de l’île Whidbey, à Langley où se trouve le studio d’enregistrement. L’ensemble des chansons qui mêle des airs entêtants, des rythmes savoureux, des partitions intelligentes offre un résultat coloré et voluptueux à l’image de la couverture du disque, une représentation d’une peinture d’Anna Cosper. Doubtless, Salt Taste, Haunted sont poétiques avant le groove de Pays to Love, aux allures seventies.
Les deux titres qui suivent offrent d’une part de l’intimité pudique avec Funny Seeds et du narratif historique avec Geordie, chanson traditionnelle anglo-saxonne d’origine écossaise inspirée d’un chant du XVIIe siècle. La formule chorale du dernier titre Truth is What Feels Good est pleine de charme pour évoquer le terme de la paternité, de la famille et de l’amitié mis en valeur par la profusion de voix, de guitares et de percussions. The Power Line est une production lumineuse et Eli Moore, un artiste qui sait fort joliment distribuer du rêve. A vos casques !
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